
Signed Print
Keith Haring
29 x 42cm, Édition de 200, Screenprint, 1989
£20,000-£30,000
$40,000-$60,000 Indicateur de valeur de marché
$40,000-$60,000 Indicateur de valeur de marché
¥180,000-¥270,000 Indicateur de valeur de marché
€24,000-€35,000 Indicateur de valeur de marché
$210,000-$310,000 Indicateur de valeur de marché
¥4,200,000-¥6,310,000 Indicateur de valeur de marché
$27,000-$40,000 Indicateur de valeur de marché
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Pop Shop IV, Plate II est une sérigraphie issue de la quatrième série Pop Shop de Keith Haring. Publiée en 1989 à 200 exemplaires, cette estampe met en scène les figures androgynes caractéristiques de l'artiste, représentées dans des tons vifs et contrastés, entourées d'épaisses lignes d'énergie émanant de leurs corps. Le dynamisme de cette œuvre dégage une impression de joie et de jeu.
Sans doute la plus reconnaissable de toute la série Pop Shop, « Pop Shop IV » met en scène la quasi-totalité des « icônes » de Keith Haring : l'enfant radieux, le chien qui aboie et le superman ailé. Cette série constitue un tour de force de composition, illustrant la connaissance intime qu’avait Keith Haring du langage de la bande dessinée comme du street art, tout en évoquant cette dimension ludique qui caractérisait l’ensemble des créations conçues pour ses Pop Shop.
Le premier Pop Shop a ouvert ses portes en 1986 dans le quartier de SoHo à Manhattan, proposant des peintures murales réalisées par l’artiste ainsi que des badges, des t-shirts et d’autres objets à partir de 50 cents. Si le projet fut salué par des amis tels qu’Andy Warhol, fasciné par les possibilités offertes par l'œuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité technique, il fut dédaigné par de nombreuses figures de proue du monde de l’art, qui privilégiaient les œuvres originales. Évoquant l’importance de l’ouverture de sa boutique, par opposition à la réalisation de grandes toiles destinées à satisfaire les collectionneurs, Keith Haring déclarait : « Je pourrais gagner plus d'argent si je me contentais de peindre quelques pièces en faisant grimper les prix. Ma boutique est le prolongement de ce que je faisais dans les stations de métro, une manière de faire tomber les barrières entre art noble et art populaire. »
Imprimée en quatre couleurs – noir, rouge, marron et jaune – cette œuvre démontre la maîtrise de Keith Haring de la sérigraphie en tant que médium. Bien qu’il ait expérimenté des techniques d'impression telles que la lithographie à la fin des années 70 et au début des années 80, ce n’est qu’en 1983 que Keith Haring commence à produire des sérigraphies, une méthode empruntée au monde de l'imprimerie commerciale qui permettait de créer des images multiples. Ce virage vers la sérigraphie est sans doute dû en partie à la popularisation de cette méthode par Andy Warhol, l'une des influences majeures de Keith Haring, qui le pousse à produire des œuvres toujours plus inventives et audacieuses.
Il est vite apparu que l'énergie et la curiosité qu'il déployait pour la peinture se traduisaient parfaitement dans la gravure. Il commence alors à collaborer avec des éditeurs aux États-Unis, en Suisse, au Japon, en Allemagne, en France, au Danemark et aux Pays-Bas. Les estampes présentant des images isolées ont été publiées sous forme de portfolios de quatre, chacun tiré à 200 exemplaires, tandis que les estampes Quad — compilant quatre images dans un format quadrillé — ont été publiées à 75 exemplaires. Totalisant 875 estampes mettant en vedette les motifs marron-jaune-rouge de « Pop Shop IV » et illustrant la production prolifique de Keith Haring, chaque estampe témoigne néanmoins du soin attentif porté par l'artiste tout au long du processus de création. Bien qu’initialement les estampes individuelles de « Pop Shop IV » aient été diffusées en portfolios de quatre (et demeurent extrêmement précieuses lorsqu'elles sont conservées dans leurs ensembles originaux avec des numéros d’édition correspondants), beaucoup de ces portfolios ont inévitablement été dispersés.
À sa mort, Keith Haring avait produit un tel nombre d'estampes qu’il est devenu impossible de les recenser précisément. Il existe de nombreuses éditions non signées sur le marché, bien que celles-ci ne soient généralement considérées comme ayant de la valeur que si elles sont approuvées par la Keith Haring Foundation. Aujourd'hui, ses estampes figurent fréquemment parmi les multiples les plus recherchés du marché.