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32 x 36cm, Édition de 35, Etching

En 1995, David Hockney organisait une exposition intitulée Dog Days à Salts Mill, dans le Yorkshire, présentant 45 toiles consacrées à ses teckels, Stanley et Boodgie. Connu pour sa préférence à représenter des membres de sa famille, des amants ou des amis proches plutôt que des inconnus, Hockney a créé des œuvres qui dévoilent, à bien des égards, des dimensions profondément intimes de son expérience personnelle et de ses relations de longue date. Nombreuses sont les œuvres de l'artiste réalisées dans les années 1990 qui témoignent de son nouvel intérêt pour les chiens, illustrant une fois de plus le caractère personnel des sujets qui définit sa pratique artistique.
Dog Etching No. 11 (1998) immortalise l’un des animaux de compagnie de l’artiste dans une pose à moitié endormie. Exécuté à l’aide de traits noirs délicats, le chien est allongé dans un fauteuil, un œil fermé. Le chien, le fauteuil et un petit pot de fleurs sont les seuls éléments de l’estampe, et c’est uniquement par leur présence que l’artiste configure la profonde tendresse de la scène. Hockney construit une atmosphère de confort et d’intimité tout en employant une technique très minimaliste, réduisant la représentation aux éléments les plus essentiels.
Bien que les portraits d’animaux puissent paraître insouciants à bien des égards, la manière dont Hockney représente ces créatures touche à un large éventail de sentiments et d’émotions. Dans Dog Etching No. 11, un sentiment de mélancolie transparaît dans le regard du chien dont l’œil ouvert fixe directement le spectateur. L’artiste commente à ce sujet : « Je ne m’excuse pas pour le sujet apparent. Ces deux chères petites créatures sont mes amies. Elles sont intelligentes, affectueuses, comiques et souvent ennuyées. Elles me regardent travailler ; je remarque les formes chaleureuses qu’elles forment ensemble, leur tristesse et leurs joies. Et, étant des chiens de Hollywood, elles semblent d’une certaine manière savoir qu’une image est en train d’être créée. »