
Signed Print
Keith Haring
96 x 96cm, Édition de 30, Screenprint, 1986
£130,000-£190,000
$250,000-$360,000 Indicateur de valeur de marché
$250,000-$360,000 Indicateur de valeur de marché
¥1,160,000-¥1,690,000 Indicateur de valeur de marché
€150,000-€220,000 Indicateur de valeur de marché
$1,350,000-$1,980,000 Indicateur de valeur de marché
¥27,290,000-¥39,890,000 Indicateur de valeur de marché
$170,000-$250,000 Indicateur de valeur de marché
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Cette sérigraphie a été publiée en 1986 en une édition signée de 30 exemplaires. « Andy Mouse 1 » fait partie de la série « Andy Mouse », témoignant de la relation entre Keith Haring et Andy Warhol.
Représentant un Andy Warhol aux cheveux hérissés, vêtu d’un short à l’effigie de Mickey Mouse et debout au milieu d’un océan de billets de banque, cette œuvre de Keith Haring semble incarner à elle seule la relation de l’artiste à l’art et au consumérisme. Peu enclin à s’embarrasser des distinctions entre l’ancien et le moderne, ou le haut et le bas, Haring rejetait les binarités pour mieux démocratiser l’art auprès du public. Il a commencé par créer des œuvres pour la rue, qu’il s’agisse de graffitis sur les murs de la ville ou de dessins à la craie blanche sur les panneaux publicitaires inutilisés du métro new-yorkais. Il ne tarda pas à être reconnu par les critiques comme par les usagers des transports, mais il ne s’arrêta pas là. Toujours en quête d’alternatives aux galeries traditionnelles, Haring organisait des expositions dans des boîtes de nuit et peignait à l’encre sur des bâches, refusant de se conformer à la tradition de la peinture à l’huile sur toile exposée dans un « white cube ». Ce désir de s’affranchir des conventions le conduisit à ouvrir le célèbre Pop Shop, où les amateurs pouvaient acquérir des badges, des t-shirts et des estampes arborant ses créations ludiques pour à peine 50 cents, s’assurant ainsi la faveur aussi bien des enfants que des collectionneurs.
Cette orientation vers le commercial fut sans aucun doute influencée par Warhol, qui, dès le début des années 60, s’était passionné pour les possibilités offertes par l’œuvre d’art à l’ère de la reproductibilité technique. Ici, Haring rend hommage au père du Pop Art en utilisant le médium de prédilection de Warhol, la sérigraphie, tout en tournant en dérision la personnalité impénétrable de son aîné. Les oreilles et le short de Mickey Mouse sont, quant à eux, un hommage aux débuts de Haring en tant que jeune artiste copiant les dessins animés de Walt Disney avec son père. Commentaire spirituel et saisissant sur l’art et le commerce, cette sérigraphie constitue une pièce majeure de l’œuvre de Haring. Signée à la fois par Warhol et par Haring, la série « Andy Mouse » figure parmi les portfolios les plus rares du catalogue raisonné de l’artiste.