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97 x 97cm, Édition de 90, Screenprint

Cette sérigraphie en couleurs signée de 1988 fait partie d'une édition limitée à 90 exemplaires tirée de la série Apocalypse de Keith Haring. L'œuvre « Apocalypse 4 » présente une figure monstrueuse rouge vif coiffée de la tête de sainte Fabiola. Haring peuple la scène de créatures démoniaques et de symboles sataniques inquiétants.
Apocalypse 4 est l'une des estampes les plus singulières de la série Apocalypse de Haring, mettant en scène une créature troublante, mi-humaine, mi-monstre, comme sujet central. Haring utilise le collage pour intégrer un portrait du XIXe siècle de Sainte Fabiola dans l'estampe, formant ainsi la tête de cette créature grotesque. Fabiola était une infirmière et une matrone romaine qui a renoncé à tous les plaisirs terrestres pour consacrer son immense fortune à l'aide des pauvres et des malades. Apocalypse 4 est emblématique de la manière dont Haring s'approprie l'imagerie historique et la haute culture pour susciter le dialogue sur des questions sociales cruciales de son époque, ici la crise du SIDA dans les années 1980.
Haring dépeint Fabiola comme une figure maternelle aux seins multiples, allaitant un bébé difforme et repoussant. Il est incertain si le personnage central tente de soigner les malades, ceux qui souffrent des affections liées au SIDA, ou si elle perpétue le chaos ambiant. Le motif du « sperme démoniaque » apparaît, s'échappant de la bouche de Fabiola, suggérant ainsi qu'elle aussi a été dégradée par la maladie.
Deux des œuvres les plus citées comme influences par Haring, L'Enfer de Dante et Le Jardin des délices de Le Jardin des délices de Jérôme Bosch, prennent le devant de la scène dans cette image. Un paysage urbain dévasté surplombe le haut de l'estampe et tombe dans un entonnoir rendu avec une encre épaisse et sombre. Des bêtes hideusement déformées peuplent la scène et un groupe de figures humaines se fait torturer dans la main monstrueuse de Fabiola. Les œuvres de Dante et Bosch sont célèbres pour leur ton moralisateur et Haring cite ces œuvres, avec son approche cynique distinctive, pour lancer un avertissement sévère sur les périls de la joie sexuelle.