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53 x 96cm, Édition de 18, Screenprint

La série Entablature, extrêmement novatrice, de Roy Lichtenstein, datant des années 1970, combine des zones complexes de sérigraphie et de lithographie, embossées de feuilles métalliques brillantes et mates. Cette édition limitée et signée de 18 estampes présente un jeu illusionniste richement texturé sur l'architecture américaine du XXe siècle.
Armé d'un appareil photo, Roy Lichtenstein a capturé des ornements en fonte et en béton dans tout le Lower Manhattan dans les années 1970. Les façades qu'il a choisies étaient des imitations distinctement américaines et industrialisées de l'architecture classique. Il considérait qu'elles étaient imprégnées des mêmes forces de réplication et de standardisation qu'il explorait lui-même à travers ses propres œuvres.
Entre 1970 et 1976, l'artiste a pris des photographies d'une variété de décorations de façades classiques. Il s'est principalement concentré sur les composantes de la corniche, du freges et de l'architrave que l'on trouve sur les colonnes architecturales. Ces trois éléments forment ce que l'on appelle un entablement. L'artiste a basé deux séries de peintures sur ce thème, aboutissant à la production de onze estampes technologiquement avancées en 1976.
Entablature X présente une combinaison de détails bleu grisâtre, crème et argentés très polis. Des lettres situées au centre exact de la composition épèlent le mot « Justitia », faisant allusion à la personnification antique romaine de la justice.
En prenant des signes préexistants comme sujet, Lichtenstein démontre dans cette série que l'architecture, tout comme l'art, emprunte au passé dans l'intention de renforcer l'ordre du présent. Il expose la fausse iconicité de ces grands motifs situés partout dans la société, réfléchissant au sentiment impérialiste que représente l'architecture américaine du XXe siècle.