
Signed Print
Roy Lichtenstein
71 x 71cm, Édition de 80, Screenprint, 1972
£8,500-£13,000
$16,000-$25,000 Indicateur de valeur de marché
$16,000-$25,000 Indicateur de valeur de marché
¥80,000-¥120,000 Indicateur de valeur de marché
€10,000-€15,000 Indicateur de valeur de marché
$90,000-$140,000 Indicateur de valeur de marché
¥1,780,000-¥2,730,000 Indicateur de valeur de marché
$11,500-$17,000 Indicateur de valeur de marché
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La série Mirrors de Roy Lichtenstein réexamine le statut symbolique attribué aux miroirs à travers l'histoire. L'artiste a entamé ce travail à la fin des années 1960 pour l'achever au début des années 1990. Dans l'art comme dans la mythologie, le miroir a toujours servi à révéler des perspectives complexes et des vérités invisibles. La séquence énigmatique de Lichtenstein suit les conventions de la peinture d'objet, tout en préservant les caractéristiques formelles de ses miroirs. Toutefois, l'artiste écarte le symbolisme et la fonctionnalité de l'objet, le libérant ainsi de sa finalité première.
Mirror #4, exécutée en 1972, saisit un cercle agrandi rendu dans des tons brun foncé et rouge. Des rayures jaunes et des points noirs encombrent les bords de cette forme géométrique, en marquant la structure. Les lignes courbes, légèrement distordues, sur la gauche du cercle, font allusion aux propriétés réfléchissantes du verre. Les motifs abstraits de Lichtenstein constituent et obscurcissent simultanément l'image centrale, présentant ainsi un miroir totalement dépourvu de reflets. Par conséquent, Mirror #4 est autant une déformation qu'une illustration d'un objet familier.
Au cours de sa carrière, Lichtenstein s'est lancé dans plusieurs autres séries traitant de la vision et de la représentation. Ses Water Lilies et Reflections, par exemple, explorent diverses perceptions de la lumière et du reflet. Parallèlement, les Entablatures de Lichtenstein approfondissent la peinture d'objet, en reproduisant des fragments architecturaux agrandis comme composition principale.