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90 x 121cm, Édition de 250, Screenprint

Dans le cadre de la série Electric Chair d'Andy Warhol (1971), l'estampe Electric Chair (F. & S. II.78) présente l'image d'une chaise électrique vide, reprise d'un article de presse concernant les exécutions très médiatisées de Julius et Ethel Rosenberg. Warhol réalise une sérigraphie de la photographie, conservant une grande partie de son grain d'origine. En s'appropriant une image issue des médias de masse pour créer cette estampe, Warhol se moque délibérément du style expressionniste abstrait alors dominant et contredit les idées du mouvement concernant l'originalité et la paternité de l'œuvre.
Cette estampe marque une rupture frappante avec la peinture originale < em>Electric Chair qui faisait partie de la série < em>Death and Disaster de 1964. Les couleurs vives utilisées dans les rendus négatifs de l'image créent une juxtaposition saisissante avec l'image austère et vide qui se trouve en dessous. Warhol fait allusion au politique avec cette estampe en utilisant des couleurs difficiles à ignorer, comme les tons de brun et de rose dans cette œuvre, déstabilisant ainsi le spectateur et le forçant à affronter de plein fouet cette image obsédante de la mort.
Warhol souligne le fait que ces images sont si souvent ignorées dans les journaux. Ici, il transforme donc la photographie médiatique en une œuvre d'art destinée à être examinée avec attention dans le cadre d'une galerie. La texture granuleuse et représentative, juxtaposée aux touches de couleur abstraites, produit un contour fantomatique et un effet visuel pulsant, ramenant les spectateurs au moment de l'électrocution.