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100 x 119cm, Édition de 45, Giclée print

Exécutée sur papier Somerset Satin, Fight Club (2013) est une estampe giclée signée rehaussée de vernis sérigraphié, illustrant les manières singulières dont le passé rencontre le présent dans les œuvres de Conor Harrington. Tirée à une édition de 45 exemplaires, l'estampe dépeint une scène de lutte entre deux hommes vêtus de costumes d'époque, tandis que le titre évoque inévitablement les images contemporaines de masculinité et de violence associées au célèbre film éponyme de David Fincher sorti en 1999.
Harrington avait déjà exploré la figure du guerrier dans son estampe de 2012, Belfast Warrior, qui représente une figure ambiguë, suspendue entre la violence associée à l'escrime et la légèreté du mouvement du danseur. Ici, le duel mis en avant dans l'estampe est bien plus marqué par sa résonance véhémente. Contrairement à Belfast Warrior, l'arrière-plan entourant les deux hommes n'est pas neutre. Un drapeau bleu des Nations Unies apparaît en fond, aux côtés d'un drapeau rouge. Les drapeaux bleu et rouge étaient essentiels à l'exploration par Harrington de la notion de patriotisme dans son exposition de 2018 The Story of Us and Them, et ici, ils signalent le sentiment de division découlant des différents ressentiments nationaux.
Insistant sur la souffrance banale, la présence de corps d'animaux morts sur le côté gauche de l'estampe résume l'examen aigu par Harrington de la vie moderne, de ses dynamiques de pouvoir et de ses paradoxes. L'artiste a commenté, en évoquant les questions qui animent son travail : « Je m'intéresse à l'empire et aux cycles de pouvoir, et à la manière dont nous assistons à un éloignement de la domination européenne. Je m'intéresse aussi à l'obsession de la culture actuelle pour le consumérisme ; ainsi, les animaux morts dans ces tableaux sont une métaphore du gaspillage et de l'excès. »