
Vipera Lebetina © Damien Hirst, 2011
Damien Hirst
684 œuvres
Universelles, intemporelles et immédiatement reconnaissables, lorsque l'on pense à Damien Hirst, ce sont probablement ses estampes à pois qui viennent à l'esprit.
Valium © Damien Hirst, 2000C’est deux ans avant sa grande exposition de groupe, en 1986, que Hirst a peint quelques taches peintes à la main, de manière lâche, sur panneau. Cela a été suivi par sa première œuvre de taches sur toile, Untitled (with Black Dot), en 1988. À Frieze, Hirst a peint deux agencements quasi identiques de taches colorées directement sur le mur de l’entrepôt. Il a intitulé ces œuvres Edge et Row.
Methyamine © Damien Hirst, 2014Les peintures « Spots », sur lesquelles cette série d'estampes est basée, constituent le fondement d'une exploration sans fin de la couleur et de la forme. En effet, Hirst n'a que rarement interrompu la production de ses peintures « Spots » au cours de sa carrière, y revenant sans cesse avec une nouvelle variation, chacune étant associée à un groupe médicamenteux spécifique.
Tetrahydrocannabinol © Damien Hirst, 2004Adoptant une approche de type « usine » dans sa pratique, Hirst a commencé à employer des assistants pour réaliser ses œuvres en pois (Spot works). Cela lui permet de produire un nombre quasi illimité d'estampes Spot.
3-Methylthymidine © Damien Hirst, 2014Toute trace physique d'intervention humaine, comme la marque d'une pointe de compas laissée au centre de chaque point, a été retirée, au point que les œuvres semblaient avoir été construites mécaniquement, ou « par quelqu'un qui essayait de peindre comme une machine », selon ses propres mots.
Aurous Iodide © Damien Hirst, 2009Hirst a commenté l'exploration de la couleur dans ses toiles « Spots », expliquant : « Si vous regardez attentivement l'une de ces toiles, quelque chose d'étrange se produit : en raison de l'absence de couleurs répétitives, il n'y a aucune harmonie. Nous sommes habitués à choisir des accords d'autres couleurs pour créer du sens. Cela ne peut pas se produire. Ainsi, dans chaque tableau, il y a un sentiment de malaise subliminal : les couleurs projettent tellement de joie qu'il est difficile de la ressentir, mais elle est là. »
Vipera Lebetina © Damien Hirst, 2011Au-delà des qualités esthétiques de l'œuvre, le nom de chaque pièce renferme un indice essentiel quant à sa signification potentielle. Ces noms sont des produits chimiques, indiquant que chaque œuvre est un ensemble de pilules, un code ou une structure génétique contenant les sous-produits du nom énoncé.
Opium © Damien Hirst, 2000Pour choisir les noms de ses peintures « Spots », chacune nommée d'après un produit pharmaceutique, Hirst a acheté le Physicians’ Desk Reference. Il s'agit d'une compilation d'informations sur les médicaments sur ordonnance, utilisée par les fabricants, publiée commercialement et mise à jour chaque année.
Phendimetrazine © Damien Hirst, 2011Chaque estampe utilise la formule de la grille pour explorer diverses combinaisons de couleurs, chaque point étant d'une couleur différente et chaque composition unique dans la disposition de ses couleurs. Bien que cette estampe puisse paraître systématique, les estampes « Spot » conservent un sens d'expressivité dans leur choix chromatique, lequel est guidé par une logique intuitive.
Proctolin © Damien Hirst, 2008Depuis leurs débuts en 1988, Hirst a produit plus de 1 400 tableaux « Spot », avec l'aide de ses assistants.
Methyl Aspartic Acid © Damien Hirst, 2011Selon des rumeurs circulant dans le monde de l'art, Hirst travaillerait actuellement sur une peinture à pois comprenant un million de points. L'œuvre prendrait apparemment environ 9 ans à être achevée.