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45 x 45cm, Édition de 50, Intaglio
My Bonnie Lies Over The Ocean est une estampe signée de l'artiste britannique de renommée internationale, David Hockney. Publiée en édition limitée à 50 exemplaires en 1961, elle offre une vision fantaisiste de la première visite de Hockney aux États-Unis en juillet de la même année.
My Bonnie Lies Over The Ocean est une eau-forte de 1961 réalisée par le vénérable artiste britannique, David Hockney. Son titre fait référence à la chanson folklorique écossaise du même nom, dont les paroles (« My bonnie lies over the ocean / my bonnie lies over the sea ») apparaissent sous forme de texte évoquant des graffitis à la surface de l'image. Le 9 juillet 1961 – son 24e anniversaire – Hockney s'envola pour New York, marquant le début d'une longue idylle avec le continent nord-américain, figuré ici par l'emblématique « star-spangled banner », le drapeau national des États-Unis d'Amérique. L'importance de cette date pour Hockney est inscrite sur l'estampe. En effet, les références aux États-Unis parsèment l'œuvre : des initiales codées rappelant le poète américain Walt Whitman (« Dh ») sont gravées sur le corps d'une petite silhouette juchée sur un gratte-ciel ; un autre personnage de style dessin animé arbore le visage de George Washington, « père fondateur » américain du XVIIIe siècle et premier président des États-Unis. À droite de l'eau-forte, une figuration métaphorique du Royaume-Uni est marquée par la présence d'un drapeau de l'Union – un symbole national emblématique repris par le « Swinging London » des années 60 et transformé en emblème contre-culturel rappelant le Pop Art américain. Entre ces deux « pôles », une mer Atlantique gravée de manière brute et viscérale dessine les coordonnées intercontinentales du voyage de Hockney, ainsi que les clivages culturels entre les deux nations anglophones. Cette estampe annonce le déménagement de Hockney, trois ans plus tard, à Santa Monica, en Californie. Décision peu orthodoxe aux yeux de nombreux artistes européens, eux-mêmes attirés par le glamour d'une scène Pop Art avant-gardiste naissante à New York, Hockney compara ce déménagement à celui de Vincent Van Gogh Arles, dans le sud de la France, en 1888.