
Signed Print
David Hockney
83 x 87cm, Photographic print, 1983
£70,000-£100,000
$130,000-$190,000 Indicateur de valeur de marché
$130,000-$190,000 Indicateur de valeur de marché
¥640,000-¥910,000 Indicateur de valeur de marché
€80,000-€120,000 Indicateur de valeur de marché
$740,000-$1,060,000 Indicateur de valeur de marché
¥14,560,000-¥20,800,000 Indicateur de valeur de marché
$90,000-$140,000 Indicateur de valeur de marché
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Gregory And Shinro On The Train, Japan est une estampe photographique de 1983 réalisée par David Hockney dans le cadre d'une série de collages photographiques explorant la dynamique du regard. Qualifiés de « joiners », ces collages sont constitués de photographies prises avec un appareil Pentax ou Nikon, puis développées et tirées dans des laboratoires locaux proposant un service en une heure. Cette œuvre capture Gregory Evans, ami de toujours et compagnon de Hockney, alors qu'il observe la banlieue de Tokyo à travers la fenêtre d'un train.
L'accumulation dense d'images rend impossible l'isolation d'un élément central au sein du collage. Trois clichés du visage de Gregory sont placés côte à côte, permettant au spectateur de retracer les subtiles évolutions de ses expressions faciales au fil du temps. Hockney aimait à décrire ses collages comme des œuvres dans lesquelles l'espace est une illusion, à l'opposé du temps. Selon l'artiste, « le temps est pris en compte par le nombre d'images. Vous savez qu'il a fallu du temps pour les prendre, pour les attendre, pour les disposer. » La composition de Hockney est conceptuellement complexe en ce qu'elle capture un écoulement temporel grâce à l'illusion de mouvement créée par l'usage d'images statiques. Si l'on parcourt rapidement l'image de la ville sur la gauche du collage, celle-ci semble évoluer, faisant écho à l'expérience réelle du regard porté par la fenêtre d'un train.
Les photographies utilisées dans ce collage ont été prises en succession rapide ; seuls les détails subtils dans les expressions faciales et les gestes de Gregory et Shrino confirment que Hockney n'a pas multiplié une seule et même photographie pour créer cette composition. En somme, cette série d'images est liée à une impression de mouvement continu, remettant en question la manière conventionnelle d'appréhender une image fixe.