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Grayson Perry
58 x 41cm, Édition de 80, Etching, 2013
£7,000-£10,000
$13,500-$19,000 Indicateur de valeur de marché
$13,000-$19,000 Indicateur de valeur de marché
¥60,000-¥90,000 Indicateur de valeur de marché
€8,500-€12,000 Indicateur de valeur de marché
$70,000-$100,000 Indicateur de valeur de marché
¥1,470,000-¥2,090,000 Indicateur de valeur de marché
$9,500-$13,000 Indicateur de valeur de marché
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Cette estampe à l'eau-forte signée, datée de 2013, est issue d'une édition limitée à 80 exemplaires de la collection Maps de Grayson Perry. Cette eau-forte horizontale est exécutée à la manière d'une carte ancienne et représente une île imaginaire dont la forme s'inspire de la ville italienne de Venise. Au centre de cette cité fictive, un petit château baptisé « kitsch » est relié, par un réseau de ponts et de rues, à l'église de l'« Hubris », aux « Hippie Crafts », à la théorie et, plus significativement, à la « Biennale », en allusion à la célèbre biennale d'art qui se tient à Venise.
La fascination de Grayson Perry pour la cartographie transparaît dans ses nombreuses interprétations de paysages urbains et de nations imaginaires, comme en témoignent « Map Of Nowhere » ou « Map Of An Englishman ». Pour « The Island of Bad Art », Perry s’est inspiré de cartes vénitiennes du XVIe siècle. Cette eau-forte propose au spectateur un jeu de mots ironique et parodique sur les œuvres présentées tous les deux ans dans la cité italienne, offrant ainsi un commentaire sur le goût — ou l’absence de goût — qui caractérise l’exposition.
L'eau-forte a été présentée à l’occasion de l’exposition « Multiple Thoughts », organisée par la Royal Academy of Arts de Londres pour son 250e anniversaire. Cette même année, Perry a assuré le commissariat de la « Summer Exhibition » de la RA, où il a exposé sa célèbre estampe « Selfie with a Political Cause ». Une fois de plus, pour cette exposition célébrant l'estampe, Perry et une sélection d'autres membres de la Royal Academy ont été invités à produire une œuvre imprimée. « Les artistes ont toujours été enthousiasmés par les possibilités offertes par l'estampe en tant que médium original et expressif. De Rembrandt à David Hockney, de Hokusai à Tracey Emin, l'estampe a élargi le champ et la portée des idées créatives authentiques. Elle ouvre aux artistes de nouvelles méthodes de création grâce à la collaboration entre artisanat et technologie », a déclaré Chris Orr.
Exposée aux côtés d’œuvres de John Carter et de Rebecca Salter, cette pièce atteste à la fois de la place désormais reconnue de Perry au sein de l’establishment artistique et de sa volonté d’aborder les questions du goût collectif et de la création artistique avec son humour caractéristique.
Le prix d'adjudication le plus élevé pour une œuvre de Grayson Perry a été atteint en octobre 2017, lorsque « I Want To Be An Artist » a été adjugée 632 750 livres sterling chez Christie's, à Londres. Les prix obtenus par les œuvres de Perry en vente aux enchères se situent régulièrement dans la fourchette des centaines de milliers de livres sterling.