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59 x 42cm, Édition de 50, Screenprint
Don’t Let The Bastards Cheer You Up appartient à l’une des séries d’œuvres les plus reconnaissables de Harland Miller, inspirée des couvertures de livres Penguin. Fidèle à son esprit vif habituel, le texte inscrit sur le devant de cette œuvre d’art est un jeu de mots sur le vieil adage « Don’t let the bastards get you down » (Ne laissez pas les salauds vous abattre). Cette série de sérigraphies – une édition totale de 50 estampes, toutes signées et numérotées à la main par Miller – provient d’une aquarelle originale que l’artiste a réalisée pour son exposition personnelle au Baltic de Gateshead en 2009, intitulée également Don’t Let The Bastards Cheer You Up. L’exposition présentait d’autres réinterprétations sarcastiques d’autres titres de livres populaires spécifiques au Nord-Est de l’Angleterre – où Miller est né et a grandi – comme Gateshead Revisited.
Comblant le fossé entre la littérature et l'art, les œuvres grand format de Miller proposent une interprétation singulière des couvertures de livres, se distinguant par les titres modifiés. Souvent sarcastiques, humoristiques, provocateurs ou nostalgiques, ces titres impriment la marque de l'artiste sur les images et offrent une touche de nouveauté à l'iconographie littéraire familière. Don’t Let The Bastards Cheer You Up illustre la vision amèrement sarcastique que Miller porte à l'ancien adage, incarnant son humour malicieux. Les titres des œuvres de Miller sont fréquemment provocateurs ou poignants, subversifs sur le plan sociopolitique, parfois en référence à l'auteur original, tandis qu'à d'autres moments, comme dans l'œuvre présente, c'est Miller lui-même qui est cité comme leur créateur. Dans certains cas, ils font référence à des phrases cultes de la culture populaire, évoquant une vague de familiarité lointaine. Lorsqu'on l'interroge sur l'origine des titres de ses livres, Miller répond : « Nulle part en particulier. Partout, n'importe où. » Il préfère que le spectateur établisse un lien personnel avec les phrases et tire ses propres interprétations individuelles plutôt que de lui imposer son propre sens.
Don’t Let The Bastards Cheer You Up associe la peinture figurative à des éléments de la culture populaire et à l'imagerie littéraire. Grâce à des coups de pinceau distincts et picturaux, l'effet rappelle celui d'un livre de poche vieilli infusé de vigueur artistique. La couverture décolorée, les bords déchirés et les pages tachées ou maculées rappellent avec nostalgie une histoire d'amour et d'usage longue d'une vie, faisant visuellement référence à notre relation intime et durable avec le texte et le langage, dans une connexion viscérale et physique entre l'individu et la page papier qui traverse les générations. Mark Rothko est une source d'inspiration reconnue pour l'artiste britannique, notamment pour son utilisation de bandes de couleurs proéminentes comme l'orange et le blanc que l'on retrouve dans l'esthétique visuelle de Don’t Let The Bastards Cheer You Up. Le peintre américain Ed Ruscha est également une influence évidente pour Miller, mariant texte et image dans une juxtaposition radicale en utilisant des slogans et des phrases pour compléter ses peintures.