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138 x 110cm, Édition de 50, Screenprint

Exécutée en 2014, Overcoming Optimism appartient à l'une des séries d'œuvres les plus reconnues de Harland Miller, inspirées des couvertures de livres Penguin. Elle partage son titre avec celui de l'exposition pour laquelle elle a été créée et où elle a été présentée pour la première fois, de novembre 2012 à janvier 2013, à l'Ingleby Gallery d'Édimbourg. S'inspirant de ses racines du Nord et imprégnée du patrimoine britannique, l'œuvre de Miller célèbre un aspect précieux de l'identité esthétique nationale de son pays, tout en forgeant simultanément une interprétation nouvelle de cette esthétique qui la propulse directement dans la culture contemporaine, réimaginée dans un contexte artistique nouveau, aux côtés d'un texte audacieux.
Overcoming Optimism est discrètement estampillé d'un orange vif sur un fond violet profond, typique des couvertures de livres Penguin les plus audacieuses. L'allitération, le positionnement et la simplicité dissimulent les sous-entendus sarcastiques du texte, saturé de l'humour noir que Miller cite comme un élément fondamental de son éducation dans le « carnage » de la vie dans le Nord-Est industriel.
Poignant et subversivement sociopolitique, Overcoming Optimism cite Miller lui-même comme son créateur, comme le font toutes ses œuvres basées sur des couvertures de livres. Expliquant son amour du texte dans ses œuvres, Miller a d'ailleurs d'abord acquis une reconnaissance critique générale en tant qu'écrivain, avec la publication de son premier roman, *Slow down Arthur, Stick to Thirty*, en 2000. Puis, en 2001, fusionnant ses intérêts pour l'image et le texte, Miller a commencé à créer une série d'œuvres basées sur les couvertures de livres Penguin qu'il dénichait dans des friperies lors de son séjour à Paris. Incapable de comprendre les titres en français, il a commencé à fabriquer les siens. Miller a ainsi pu intégrer son amour de la littérature classique à la peinture. Overcoming Optimism est un exemple archétypal de ce corpus d'œuvres, qui mêle peinture figurative à des éléments de culture populaire et d'imagerie littéraire. Avec des coups de pinceau picturaux et des couleurs dégoulinantes masquant partiellement le texte, l'effet produit est celui d'un livre de poche vieilli, infusé de vigueur artistique et d'une présence de la main de l'artiste impossible à ignorer.
La couverture décolorée, les bords déchirés et les pages tachées et maculées d'Overcoming Optimism rappellent avec nostalgie toute une vie d'amour et d'usage, faisant visuellement référence à notre relation intime et durable avec le texte et le langage, dans un lien viscéral et physique entre la personne et la page qui traverse les générations. Le peintre américain Ed Ruscha est une influence évidente pour Miller, mariant le texte et l'image dans une juxtaposition radicale en utilisant des slogans et des phrases pour compléter ses peintures. Mark Rothko est également une autre source d'inspiration reconnue pour l'artiste britannique, avec son usage de bandes de couleurs proéminentes, telles que l'orange éclatant et le violet profond que l'on retrouve dans l'esthétique visuelle d'Overcoming Optimism.