Signed Print
Howard Hodgkin
244 x 610cm, Édition de 7, Aquatint, 2009
£35,000-£50,000
$70,000-$100,000 Indicateur de valeur de marché
$70,000-$90,000 Indicateur de valeur de marché
¥310,000-¥450,000 Indicateur de valeur de marché
€40,000-€60,000 Indicateur de valeur de marché
$360,000-$520,000 Indicateur de valeur de marché
¥7,350,000-¥10,500,000 Indicateur de valeur de marché
$45,000-$70,000 Indicateur de valeur de marché
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Cette estampe en aquatinte signée, datant de 2009, est une édition limitée rare de 7 exemplaires issue de la série « As Time Goes By » de Howard Hodgkin. Cette estampe horizontale se compose de cinq panneaux distincts assemblés par une structure en bois et constitue la plus grande œuvre sur papier jamais réalisée par le peintre et graveur Howard Hodgkin. L'œuvre dépeint une scène abstraite, dominée par de nombreux points colorés aux tons rouges qui imprègnent la composition, et est encadrée par un cadre rouge vibrant peint à la main par l'artiste.
Cette estampe, également disponible en bleu, constitue sans doute l'entreprise la plus monumentale de Hodgkin. Elle fusionne son amour pour les techniques de l'estampe et la gestuelle expressionniste de son pinceau, qui lui valurent d'être qualifié de peintre des « souvenirs émotionnels ». Dans cette œuvre, la transposition de son vocabulaire pictural dans le domaine de l'estampe est manifeste. L'artiste a eu recours au carborundum, une technique apprise auprès de Jack Shireff au 107 Workshop, où il a réalisé une grande partie de ses estampes. Grâce à ce procédé, Hodgkin a su conférer à l'œuvre un relief qui évoque habilement l'empâtement de la matière picturale sur les plaques gravées.
Exposée pour la première fois en 2009 à la Cristea Roberts Gallery, la pièce figure désormais dans toute historiographie de l'estampe contemporaine. Il est notoire que Hodgkin préférait laisser le sens de ses œuvres indéfini, permettant ainsi à chaque spectateur de nouer un lien personnel avec son travail. Ici, cette ambiguïté propre à Hodgkin atteint son apogée, notamment à travers le titre de l'œuvre, emprunté à la célèbre chanson du film Casablanca (1942). Si, pour de nombreux critiques, ce titre témoigne des préoccupations de l'artiste face à l'avancée en âge, le choix de Hodgkin d'ouvrir ses œuvres à son public permet à chaque spectateur de spéculer sur la signification complexe de cette pièce.