
Signed Print
KAWS
24 x 31cm, Édition de 50, Screenprint, 2006
£5,500-£8,000
$10,500-$15,000 Indicateur de valeur de marché
$10,500-$15,000 Indicateur de valeur de marché
¥50,000-¥70,000 Indicateur de valeur de marché
€6,500-€9,500 Indicateur de valeur de marché
$60,000-$80,000 Indicateur de valeur de marché
¥1,150,000-¥1,680,000 Indicateur de valeur de marché
$7,500-$10,500 Indicateur de valeur de marché
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L'œuvre Infant Print de KAWS est une sérigraphie rehaussée de poussière de diamant, issue d'une édition de 50 exemplaires réalisée en 2006. Mesurant 30,5 × 23,5 cm, elle est imprimée en couleurs sur un papier vélin épais à marges pleines. Infant Print s'inspire directement de la technique de street art propre à KAWS : un processus consistant à adapter ou à se réapproprier l'imagerie publicitaire par l'ajout d'interventions peintes au style street art très marqué, qui « cartoonisent » le sujet et lui confèrent une signification totalement nouvelle.
KAWS est connu pour avoir acquis une clé passe-partout pour les caissons publicitaires, tels que ceux que l’on peut voir dans les abribus. Ces espaces étroits servaient de cadres à des œuvres murales qui ont permis à son travail de se démarquer de celui de ses contemporains sur la scène urbaine. Dans ce cas précis, l’image d’un bébé « mignon » et totalement idéalisé est transformée en Companion, la tête iconique de KAWS ornée d’un crâne et d’os croisés. Le motif emblématique est apposé sur l’image, bien que l’on puisse encore distinguer le visuel sous-jacent : il s’agit d’un masque.
Le crâne et les yeux marqués de deux « X » sont récurrents dans l’œuvre de l’artiste. Leur signification demeure bien sûr énigmatique, mais une interprétation plausible suggère une vision plus profonde de la personnalité, une radiographie psychologique qui dissèque l’individu et la psyché, sapant ainsi l’apparence cosmétique du sujet. La photographie du bébé est entièrement mise en scène pour susciter une réaction émotionnelle. L’intervention de KAWS réorganise complètement l’image, soulignant son artificialité et la futilité du sens qu’elle était censée véhiculer. Elle ne révèle rien de l’enfant représenté, mais dépeint un assemblage lisse et « instagrammable » qui manque de véracité. Le bébé est mis en scène et devient un personnage de dessin animé dénué de substance, tout autant — sinon plus — que les simples lignes que l’artiste trace par-dessus.