
Signed Print
Keith Haring
56 x 70cm, Édition de 90, Lithograph, 1989
£15,000-£23,000
$28,000-$45,000 Indicateur de valeur de marché
$28,000-$45,000 Indicateur de valeur de marché
¥130,000-¥200,000 Indicateur de valeur de marché
€17,000-€27,000 Indicateur de valeur de marché
$160,000-$240,000 Indicateur de valeur de marché
¥3,150,000-¥4,830,000 Indicateur de valeur de marché
$20,000-$30,000 Indicateur de valeur de marché
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Cette lithographie signée de 1989 appartient à une édition limitée à 90 exemplaires issue de la série « Chocolate Buddha » de Keith Haring. Chocolate Buddha 3 présente un objet rappelant le motif du « sperme diabolique » propre à l'artiste, ainsi que des tiges entrelacées qui traversent la composition à la verticale. Le sujet central est traité avec d'épais contours bruns formant une silhouette simplifiée, se détachant sur un fond rose composé d'hiéroglyphes dessinés de manière libre.
Achevée l’année précédant le décès de Haring, cette série fusionne le style figuratif « clear-line » de l’artiste avec des motifs plus complexes pour former des images hautement abstraites. Évoquant les styles du monde antique tels que les mandalas orientaux et l’art aborigène australien, la série Chocolate Buddha témoigne également de l’influence des modernistes européens comme Miro, Klee et Matisse. Cela est manifeste dans la manière dont ces estampes privilégient des formes et des motifs plats aux couleurs riches qui se déploient sur toute la surface de l’image.
Chocolate Buddha 3 intègre le motif du « spermatozoïde diabolique », imprégnant l’estampe d’une réflexion sur la menace pesant sur l’homosexualité masculine. Ce motif apparaît dans de nombreuses autres œuvres tardives, telle la série Apocalypse (1988), dans laquelle Haring établit une corrélation directe entre sexualité et mort en représentant d’énormes spermatozoïdes cornus, personnification démoniaque de la mort en lien avec le virus du sida. À un stade avancé de sa carrière, les thématiques liées au sexe et au VIH/sida ont dominé son œuvre, tout comme elles ont marqué la vie personnelle de Haring après son propre diagnostic en 1988.