

£35,000-£50,000
$70,000-$100,000 Indicateur de valeur
$60,000-$90,000 Indicateur de valeur
¥330,000-¥470,000 Indicateur de valeur
€40,000-€60,000 Indicateur de valeur
$360,000-$520,000 Indicateur de valeur
¥7,270,000-¥10,380,000 Indicateur de valeur
$45,000-$70,000 Indicateur de valeur
Il n'y a pas assez de données sur cette œuvre pour un résultat complet. Contactez un spécialiste en faisant une demande.
137 x 85cm, Édition de 60, Mixed Media

En utilisant un large répertoire de techniques d'impression, Lichtenstein a transposé les coups de pinceau gestuels de l'Expressionnisme abstrait dans un idiome Pop Art avec sa série Brushstroke Faces, datant de la fin des années 1980. L'artiste cherchait à s'éloigner de l'appropriation dans cette œuvre et exploitait donc activement les qualités abstraites de son propre langage visuel. Dans Blue Face, Lichtenstein réfléchit au pouvoir constructiviste que seule une poignée de coups de pinceau peuvent exercer sur la composition globale.
Dans Blue Face, les coups de pinceau sont aplatis grâce à une palette de couleurs d'une sobriété inhabituelle. L'œuvre se libère d'un récit personnel, tout en étant empreinte d'une comédie formelle. On retrouve ces mêmes tendances stylistiques dans une autre œuvre de la série, intitulée Blonde. Les coups de pinceau ascendants étant croisés par des tracés s'écoulant vers le haut, l'œuvre se charge d'une résonance presque musicale.
Les touches de gris pâle et de bleu clair, qui représentent le corps de la structure principale, s'écoulent dans toutes les directions. Le contour d'une bouche est marqué d'un jaune moutarde, tandis que les taches vert foncé et bleu au-dessus suggèrent des yeux. Les origines de la série Brushstroke, inspirée d'une bande dessinée, sont évoquées par la seule tache bleue ponctuée qui constitue le visage du personnage.
Même dans les détails simples de Blue Face, on décèle une critique inhérente des conventions de l'histoire de l'art qui confèrent autorité et inimitable au coup de pinceau.