
Signed Print
Tracey Emin
39 x 43cm, Édition de 200, Etching, 2010
£1,350-£2,050
$2,550-$3,900 Indicateur de valeur de marché
$2,550-$3,850 Indicateur de valeur de marché
¥12,000-¥18,000 Indicateur de valeur de marché
€1,600-€2,400 Indicateur de valeur de marché
$14,000-$21,000 Indicateur de valeur de marché
¥280,000-¥430,000 Indicateur de valeur de marché
$1,800-$2,700 Indicateur de valeur de marché
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Cette eau-forte de 2010 de Tracey Emin représente deux chaussures à talons hauts, traitées avec une naïveté apparente à l'encre bleue. Autour de ces sandales à plateforme au centre de la composition, des touches d'encre éparses témoignent de l'approche rapide et spontanée de l'artiste dans son travail d'estampe. Sous les chaussures, qui constituent le point focal, figurent les mots pleins d'esprit dont l'œuvre tire son titre, inscrits dans l'écriture caractéristique de Tracey Emin.
Tout à la fois pleine d'esprit et troublante, l'œuvre « You Can’t Fuck A Shoe » est emblématique de l'ensemble du corpus d'Emin. Dans son style caractéristique, à la fois naïf et esquissé, l'artiste représente une paire de chaussures à talons et à brides. Sous ces souliers séduisants, l'inscription « You Can’t Fuck A Shoe », tracée de la main même d'Emin, semble offrir un commentaire satirique sur la chaussure en tant qu'objet fétiche. Dans une acception freudienne, la chaussure jouit d'une longue tradition dans l'histoire de l'art comme symbole à forte connotation sexuelle, particulièrement chez les surréalistes. Comme le suggère Emin avec ironie, il est pourtant impossible d'avoir une relation sexuelle avec ses talons compensés, aussi séduisants soient-ils. À l'instar de nombreuses autres estampes et dessins d'Emin, cette œuvre dégage une certaine immaturité qui révèle son approche ludique et sans cesse exploratoire de la sexualité.