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91 x 91cm, Édition de 250, Screenprint

Flowers (F. & S. II.68) est une estampe issue de la série Flowers (1970) d'Andy Warhol, un ensemble de 10 sérigraphies représentant chacune quatre fleurs d'hibiscus aux couleurs synthétiques sur un fond d'herbe et de sous-bois. Warhol est revenu à ce sujet tout au long de sa carrière, apparaissant pour la première fois lors de son exposition personnelle de 1964, intitulée Flower Paintings, à la galerie Leo Castelli à New York. Tant par son caractère esthétique que par sa portée morale, la série Flowers est nettement plus abstraite si on la compare aux œuvres plus narratives de Warhol dépeignant la célébrité, le capitalisme, la mort et la catastrophe.
Évoquant les célèbres Nymphéas de Claude Monet, Warhol ne s'inspire pas de la nature pour sa série Flowers, mais puise plutôt son inspiration dans un numéro de 1964 du magazine Modern Photography, manipulant une photographie d'hibiscus réalisée par Patricia Caulfield. Flowers (F. & S. II.68) est un exemple novateur d'art d'appropriation, marqué par l'altération extrême que Warhol opère sur l'image et par sa remise en question des notions d'art noble, d'originalité et d'auteur. En utilisant la technique de la sérigraphie pour aplatir la couleur et la forme, et pour accentuer de manière spectaculaire le contraste de l'image originale, Warhol crée une image abstraite. Chaque fleur est formée d'éclaboussures de rose fluo et de jaune, flottant sur un motif bicolore vert électrique, se moquant ainsi des gestes des expressionnistes abstraits.
La palette de couleurs synthétiques de Warhol souligne le caractère artificiel de l'estampe, renforcé par le processus mécanique de la sérigraphie que Warhol a utilisé pour produire la série. En réduisant la nature à une marchandise kitsch et vendable, pouvant être produite en série, Warhol met en lumière le caractère trompeur des images de magazines et interroge ce qui constitue le « grand art ».