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76 x 101cm, Édition de 50, Screenprint
La sérigraphie d'Andy Warhol, Skulls (F. & S. II.157), est l'une des quatre sérigraphies qui composent sa série Skulls, réalisée en 1976. Basée sur une photographie prise par l'assistant de Warhol, Robbie Cutrone, cette estampe a été produite en superposant des blocs de couleurs vives sur un croquis dessiné à la main d'un crâne humain. Cette œuvre se distingue car elle marque une rupture avec le style photographique qui a fait la renommée de Warhol ; elle s'oriente plutôt vers des lignes esquissées et organiques ainsi que des blocs de couleur unie pour explorer les tensions entre réalisme et abstraction.
Comme avec sa série iconique des « Flowers » (1974), Warhol adopte une approche ludique du genre pictural historique de la nature morte, le sujet du crâne faisant spécifiquement référence aux natures mortes de type « vanitas ». Les peintures de vanités rappelaient historiquement la mortalité humaine et la fragilité de la vie, et ce thème macabre marque un tournant dans l'œuvre de Warhol, souvent lié à sa tentative d'assassinat en 1968 qui faillit lui coûter la vie.
L'exubérance des blocs de couleur violets et rose clair contraste avec le sujet grave, conférant à l'estampe un caractère troublant mais frappant. Contrairement à ses portraits photographiques antérieurs de personnalités célèbres, la série « Skulls » bouleverse cette approche en présentant un sujet dépourvu de toute individualité. À ce propos, son assistant, Ronnie Cutrone, a un jour déclaré qu'« en peignant un crâne, c'est le portrait de tout le monde dans le monde » qu'on peint. Par sa répétition obsessionnelle du sujet dans l'ensemble de son travail, Warhol désensibilise tout en amplifiant la condition humaine omniprésente de la mortalité.