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38 x 38cm, Édition de 80, Screenprint

Faisant partie de la dernière série d'estampes d'Andy Warhol, *Camouflage* (1987), publiée juste avant sa mort la même année, l'estampe Camouflage (F. & S. II.410) est l'une des plus fascinantes de l'artiste. Elle reprend une image de motif camouflage commercialement disponible à l'époque, rehaussée par Warhol de couleurs rose, jaune, ainsi que de bleu foncé et clair. Warhol subvertit le sujet de la pure abstraction, transformant un motif camouflage emprunté en une étude flamboyante de couleur et de forme qui ne déguise ni ne dissimule.
La série Camouflage se compose de huit sérigraphies représentant le motif de camouflage commercial, chacune étant colorée dans une combinaison unique de couleurs vives et unies. Avec une absence notable de point focal, cette estampe présente une composition « all-over » qui rappelle les célèbres tableaux expressionnistes abstraits d’artistes tels que Jackson Pollock. Warhol subvertit délibérément la grandeur des expressionnistes abstraits en utilisant des motifs banals et facilement accessibles qu’il répète ensuite plusieurs fois dans toute la série.
Tout au long de sa carrière, Warhol s’est opposé aux idéaux du « grand art » défendus par ses prédécesseurs du mouvement expressionniste abstrait, qui insistaient sur la séparation de l'art et de la vie quotidienne. Dans cette estampe, en s’appropriant une imagerie préexistante pour incarner les principes de l’abstraction, Warhol remet en question les notions traditionnelles d’auteur, d’originalité et de reproduction. En dépouillant l'abstraction de toutes ses connotations traditionnelles d'originalité et de liberté, Warhol réduit au silence ses critiques et se moque de l'expressionnisme abstrait par le biais du Pop Art.