
Signed Print
Gerhard Richter
70 x 70cm, Édition de 50, Screenprint, 1969
£17,000-£25,000
$30,000-$45,000 Indicateur de valeur de marché
$30,000-$45,000 Indicateur de valeur de marché
¥150,000-¥220,000 Indicateur de valeur de marché
€20,000-€30,000 Indicateur de valeur de marché
$180,000-$260,000 Indicateur de valeur de marché
¥3,570,000-¥5,240,000 Indicateur de valeur de marché
$23,000-$35,000 Indicateur de valeur de marché
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Publiée en 1969 à 50 exemplaires, cette estampe signée est l'œuvre du vénéré artiste visuel allemand Gerhard Richter. Issue de la série Swiss Alps, elle témoigne de l'intérêt de Richter pour le paysage, genre fondamental des peintres romantiques allemands tels que Caspar David Friedrich.
Tout comme Schweizer Alpen II - A2 et Schweizer Alpen II - B2, cette sérigraphie couleur sur carton est une interprétation audacieuse et aux contours nets du paysage traditionnel. Caractérisé par un jeu d'ombre et de lumière, l'espace négatif permet de restituer les arêtes alpines acérées capturées par la photographie originale dont cette image est issue. Par l'usage de traits amples et gestuels ainsi que de petites zones de peinture noire, Richter fragmente la surface du paysage, dont l'orientation diagonale évoque une vue aérienne ou « divine » du monde. Difficile à déchiffrer, cette topographie déroutante semble osciller entre réalisme et traces picturales issues de la main de Richter lui-même.
Témoignant de l'influence profonde de la scène culturelle ouest-allemande sur un jeune Richter ayant fui l'Allemagne de l'Est communiste peu de temps auparavant, en 1961, l'œuvre est riche d'échos de l'expressionnisme abstrait et du pop art. En combinant abstraction et monde naturel, sa portée philosophique et historico-artistique éloigne le spectateur des carcans de la représentation traditionnelle, l'invitant à explorer le constat que la société contemporaine est dépourvue du fondement spirituel qui soutenait les formes d'art canoniques, telles que la peinture romantique. Évoquant le rapport entre art et spiritualité, Richter a déclaré un jour : « Nous avons perdu le sentiment de “l'omniprésence de Dieu dans la nature”. Pour nous, tout est vide. »