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Helene
Schjerfbeck

Helene Schjerfbeck, peintre moderniste finlandaise, a transformé le réalisme du XIXe siècle en un style épuré et abstrait. Si vous cherchez à acheter des estampes originales ou des éditions de Helene Schjerfbeck, ou si vous souhaitez en vendre, demandez une estimation gratuite et parcourez les œuvres les plus recherchées de notre réseau.

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Biographie

Née à Helsinki en 1862, Schjerfbeck manifesta des dons artistiques dès son plus jeune âge. Malgré les difficultés physiques résultant d'une blessure contractée dans son enfance, elle poursuivit sa passion pour l'art. À l'âge de 11 ans, Schjerfbeck intégra l'école de dessin de la Société d'Art finlandaise, marquant ainsi le début de sa formation artistique.
La première partie de la carrière de Schjerfbeck fut couronnée de succès et de reconnaissance. Elle reçut une bourse de voyage du Sénat impérial russe en 1880, ce qui lui permit d'étudier à Paris. Cette expérience la plongea dans le milieu artistique effervescent de la France de la fin du XIXe siècle, influençant son style initial.

Durant son séjour en France, puis plus tard en Angleterre, Schjerfbeck développa une approche réaliste, peignant en plein air et se concentrant sur la capture des qualités émotionnelles de ses sujets. Ses œuvres de cette période, comme The Convalescent (1888), mettent en lumière la capacité d'Helene Schjerfbeck à saisir les moments tendres et émouvants de la vie quotidienne. Ce tableau, qui représente une jeune fille en convalescence assise dans une chaise en osier, témoigne de l'utilisation habile de la lumière et de la touche ample de Schjerfbeck. La lumière douce qui tombe sur le visage et les mains de la jeune fille, associée à son expression pensive, confère à la scène un sentiment tranquille de renouveau et de vitalité.

Après son retour en Finlande dans les années 1890, l'œuvre de Schjerfbeck s'est progressivement éloignée du réalisme détaillé pour adopter une approche plus simplifiée et abstraite. Cette transition est visible dans des tableaux comme The Door (La Porte, 1884) et Silence (1907), où elle a commencé à réduire les formes à leurs éléments essentiels.

Au début du XXe siècle, la carrière de Schjerfbeck a changé radicalement lorsqu'elle s'est retirée de la vie publique pour des raisons de santé, s'installant à Hyvinkää, où elle prenait soin de sa mère et se concentrait sur son art. Bien que sa santé ait limité sa carrière d'enseignante, Schjerfbeck a continué à peindre, trouvant l'inspiration dans son environnement isolé et ses expériences personnelles. Cette période d'isolement a donné naissance à certaines de ses œuvres les plus novatrices, y compris sa célèbre série de Self-Portraits.

Ces autoportraits, créés sur plusieurs décennies, constituent une chronique poignante de sa vie. Depuis le Self-Portrait naturaliste de 1884-85 jusqu'aux interprétations presque abstraites de ses dernières années, ces œuvres révèlent l'exploration sans concession par Schjerfbeck du processus de vieillissement et de sa propre mortalité.

Malgré son isolement relatif, l'œuvre de Schjerfbeck a été de plus en plus reconnue dans les années 1910 et 1920. En 1913, Schjerfbeck a établi un lien important avec le marchand d'art Gösta Stenman. Avec son soutien, elle a étendu sa diffusion en exposant ses œuvres à Malmö en 1914, à Stockholm en 1916 et à Saint-Pétersbourg en 1917. Cette collaboration a joué un rôle essentiel dans l'affirmation de sa réputation comme figure de proue du modernisme finlandais. Dans ses dernières années, le style de Schjerfbeck est devenu encore plus abstrait et expressif, comme on peut le voir dans des œuvres telles que The Skier (Le Skieur, 1909) et Girl from California (Jeune Femme de Californie, 1919).

Le travail d'estampe de Schjerfbeck, en particulier sa lithographie de 1938 Sidenskon (Chaussures en soie), reflète les mêmes tendances minimalistes et abstraites que celles observées dans ses peintures. Dans Sidenskon, Schjerfbeck utilise des lignes délicates et simplifiées pour représenter une Young Woman ajustant ses chaussures, insistant sur la forme et la silhouette plutôt que sur le détail complexe. La figure est rendue avec une économie de trait, reflétant le style mature de Schjerfbeck, qui recherchait une résonance émotionnelle par l'abstraction. Cette estampe illustre la manière dont Schjerfbeck réduisait ses sujets à leurs éléments les plus fondamentaux, ce qui faisait écho à son parcours artistique plus large vers l'abstraction.