
Signed Print
Keith Haring
96 x 96cm, Édition de 30, Screenprint, 1986
£170,000-£250,000
$320,000-$470,000 Indicateur de valeur de marché
$320,000-$470,000 Indicateur de valeur de marché
¥1,510,000-¥2,220,000 Indicateur de valeur de marché
€200,000-€290,000 Indicateur de valeur de marché
$1,760,000-$2,590,000 Indicateur de valeur de marché
¥35,500,000-¥52,200,000 Indicateur de valeur de marché
$220,000-$330,000 Indicateur de valeur de marché
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Éditée à 30 exemplaires en 1968, Andy Mouse 3 est issue de la série Andy Mouse, un ensemble ludique d'estampes témoignant de la relation entre Keith Haring et Andy Warhol.
Mettant en scène deux personnages dansants brandissant un billet d’un dollar orné du portrait d’Andy Warhol, coiffé d’une chevelure hérissée et d’oreilles de Mickey Mouse, cette œuvre de Haring illustre parfaitement le rapport de l’artiste à l’art et au consumérisme. Peu préoccupé par les distinctions entre ancien et moderne, ou entre culture savante et populaire, Haring a rejeté les critères du « bon » goût afin d’ouvrir l’art au plus grand nombre. Il a débuté sa carrière en créant des œuvres pour la rue, passant des graffitis sur les murs de la ville aux dessins à la craie blanche sur les panneaux publicitaires inutilisés du métro new-yorkais. Il s’est rapidement fait connaître aussi bien des critiques que des usagers du métro, voyant sa notoriété croître sans cesse. Toujours à la recherche d’alternatives aux galeries traditionnelles, Haring a organisé des expositions dans des boîtes de nuit et a peint à l’encre sur des bâches plutôt que de présenter des huiles sur toile dans le cadre convenu d’un white cube. Ce désir de rompre avec la tradition l’a conduit à ouvrir le célèbre Pop Shop, où les passionnés pouvaient acquérir des badges, des t-shirts et des estampes arborant ses créations ludiques pour un prix modique de 50 cents, s’assurant ainsi la faveur aussi bien des enfants que des collectionneurs.
Cette inclinaison vers le commercial fut en partie influencée par la carrière d’Andy Warhol, connu pour sa fascination envers les possibilités offertes par l’œuvre d’art à l’ère de la reproductibilité technique. Ici, Haring rend hommage au père du Pop Art en utilisant son médium de prédilection, la sérigraphie, tout en tournant en dérision la personnalité énigmatique de l’artiste emblématique. Les oreilles et le short de Mickey Mouse peuvent également être interprétés comme un clin d’œil à l’enfance de Haring ; dès son plus jeune âge, il a commencé à reproduire les dessins animés de Walt Disney avec son père, ce qui l’a mené à devenir artiste. Commentaire spirituel et percutant sur l’art et le commerce, cette sérigraphie constitue une pièce majeure du catalogue raisonné de Haring au sein du portfolio Andy Mouse. Signée par Andy Warhol et Haring, il s’agit de l’une des séries les plus rares de l’œuvre de l’artiste.