

£6,000-£9,000
$12,000-$18,000 Indicateur de valeur
$11,000-$17,000 Indicateur de valeur
¥60,000-¥80,000 Indicateur de valeur
€7,000-€10,500 Indicateur de valeur
$60,000-$90,000 Indicateur de valeur
¥1,280,000-¥1,920,000 Indicateur de valeur
$8,000-$12,000 Indicateur de valeur
Il n'y a pas assez de données sur cette œuvre pour un résultat complet. Contactez un spécialiste en faisant une demande.
53 x 63cm, Édition de 250, Screenprint

Tirée de la série Icons de Keith Haring (1990), cette sérigraphie signée, intitulée Angel, est issue d’une édition limitée à 250 exemplaires. Utilisant l'iconographie chrétienne comme matière première, Haring crée une image édifiante d’un ange aux ailes jaunes, représenté avec un mouvement et une énergie dynamiques grâce à l'emploi de lignes audacieuses. Angel illustre la manière dont Haring remodèle les sources religieuses pour refléter les préoccupations contemporaines de sa génération.
Tout comme son confrère artiste de graffiti Jean-Michel Basquiat, Haring réutilise des symboles particuliers, tous présents dans la série Icons, pour créer un langage pictural mémorable. L'ange est une image que Haring utilise à maintes reprises, dans des œuvres telles que Marriage of Heaven and Hell (1984) et Anti-Nuclear Rally (1982), afin d'évoquer les ambiguïtés et les injustices sociopolitiques de l'époque. Angel regorge de thèmes paradoxaux tels que la vie et la mort, le bien et le mal, la religion et la sexualité, le ciel et l'enfer. Ce paradoxe est d'autant plus illustré lorsqu'il est considéré avec d'autres estampes de la série Icons, notamment Flying Devil.
Haring crée un ensemble de symboles positifs reconnaissables et des vues narratives claires grâce à l'usage d'une forme simplifiée et à la répétition d'images issues d'œuvres antérieures. Angel communique la ligne fragile entre la vie et la mort en soulignant l'existence du paradis par l'image exaltante d'un ange de dessin animé dansant. Ceci est particulièrement pertinent dans le contexte de l'épidémie de sida, du diagnostic du sida de Haring lui-même en 1988 et de sa préoccupation pour les récits de fin du monde au milieu des débats antinucléaires. Témoin de son intérêt prédominant pour le pouvoir manipulateur de l'imagerie religieuse, Angel devient une métaphore biblique du paradis, de la vie et, par extension, de la mort.