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60 x 73cm, Édition de 46, Etching

Cette eau-forte atmosphérique a été réalisée par Lucian Freud en 2000, et constitue la réponse de l'artiste au tableau de Jean-Baptiste-Siméon Chardin, La Jeune Maîtresse d'école (vers 1737). Tout comme l'œuvre originale de Chardin, la composition dépeint un moment intime entre la maîtresse d'école et son jeune élève. Produite après une paire de peintures sur le même sujet, cette œuvre fait partie d'une autre paire d'eaux-fortes. Avec cette estampe, Freud imite le modelé de sa version imprimée par des hachures superposées de traits, qui encadrent les deux figures. Avec des marques minimales sur la plaque d'eau-forte sur les visages des personnages, la robe de la maîtresse d'école et le papier qu'ils lisent, Freud attire explicitement l'attention sur ces éléments de l'œuvre.
En 1987, soit environ treize ans avant la réalisation de cette estampe, Lucian Freud fut invité par la National Gallery de Londres à participer à sa série d'expositions intitulée The Artist's Eye. L'exposition de Freud fut la troisième de cette série, et l'artiste fut convié « à perturber pendant un mois environ l'agencement historique habituel des tableaux de la Galerie ». Aux côtés d'une sélection d'œuvres acclamées de la National Gallery, Freud exposa deux de ses propres œuvres afin de révéler l'influence de ces peintres sur son style et son processus.
Le tableau original de Chardin, La jeune maîtresse d'école, fut sélectionné par Freud et exposé aux côtés d'œuvres qui, selon les mots de Freud, partageaient la qualité de « donner envie à tout le monde de se remettre au travail ». En effet, le tableau de Chardin inspira tellement Freud qu'il réalisa non seulement deux tableaux en réponse à celui-ci, mais aussi une paire d'estampes plus d'une décennie plus tard. Très différents des peintures de Chardin, mais typiques du style de Lucian Freud sous l'influence de Francis Bacon, les deux sujets présentent une dureté prononcée. La maîtresse d'école, avec son nez trop accentué, semble bien plus autoritaire que celle de Chardin. Le personnage de l'enfant est rendu avec une minutie presque grotesque, car Freud a souligné chaque crevasse de sa chair rebondie. En recadrant la composition originale de Chardin, Freud invite le spectateur dans cette scène quelque peu rigide et confère à l'œuvre une atmosphère nettement claustrophobe. Une scène autrefois intime et tendre devient, sous le trait autoritaire de Freud, intense et presque inconfortable.