Hip (ensemble) © Stik, 2013
Stik
55 œuvres
Hip (red) © Stik, 2013L'estampe est disponible en bleu, rouge, orange et jaune, chacune représentant le personnage bâton caractéristique de l'artiste en blanc.
Hip (blue) © Stik, 2013Malgré l’apparente immobilité des bonshommes, Stik a précisé qu’il s’intéresse avant tout au mouvement : la respiration, l’expression des émotions, les corps chancelants. « Ce ne sont pas que des bonshommes ; ce sont des gens. Les gens sont devenus des bonshommes. Ils sont un raccourci pour les émotions. Ils reflètent ce que je ressens. La courbe du dos, à quel point la poitrine est rentrée, si les fesses sont en évidence, s’ils ont les genoux cagneux. Il y a beaucoup à lire dans la courbure d’un genou ou le haussement d’une épaule ».
Hip (set) © Stik, 2013Dans Hip, la figure dressée appuie maladroitement une main sur sa hanche, son regard étant typiquement tourné sur le côté, comme s'il observait une action se déroulant hors des limites de l'estampe. La posture de la figure traduit un malaise et une nervosité ; le bonhomme bâton pose de manière inconfortable, peut-être pour reprendre son souffle ou retrouver son équilibre.
Liberty (silver) © Stik, 2013Bien qu'il n'ait pas reçu de formation artistique formelle, Stik se souvient avoir été inspiré par des sculpteurs tels qu'Anthony Gormely et Giacometti lors de ses fréquentes visites dans les galeries d'art.
Lovers (blue) © Stik, 2011La figure de Stik dans « Hip », avec sa posture vacillante, rappelle un intérêt pour l'expérience humaine et ce que l'on ressent en habitant son corps. C'est un aspect largement influencé par le sculpteur Giacometti.
Walk (yellow) © Stik, 2012Dans le Buste d’homme assis de Giacometti, les contorsions de l’argile sur le visage et le corps évoquent les efforts du corps. Elles sont dépourvues de traits distinctifs, ce qui les rend anonymes. Le calme inhérent au médium de la sculpture contraste avec les subtiles évocations de mouvement et de vie. De même, les figures de Stik sont, d’une part, bidimensionnelles et d’apparence ligneuse, définies par leur cadre à six traits et leurs visages sans traits. Mais il y a toujours du mouvement sous la surface des œuvres qu’il peint.
The Big Issue (red) © Stik, 2013Les méthodes de travail de Stik sont conçues pour gagner du temps et éviter les arrestations. La pratique intensive et la préparation sont le reflet de la nécessité et des difficultés inhérentes au travail dans la rue.
The Big Issue (blue) © Stik, 2013S’arrachant pour plus du double de son estimation avant-vente, un portfolio complet de l’œuvre « Hip » de Stik, datant de 2013, s’est vendu pour un total de 32 760 £ chez Sotheby’s à Londres en septembre 2021.
Sleeping Baby (yellow) © Stik, 2015Les cadres naturels, comme les portes ou les volets, plaisent particulièrement à Stik. Selon l'artiste, ces éléments urbains aident ses œuvres à capter l'attention des passants. Contrairement au visiteur de galerie, le public non averti est « déconnecté » de son environnement, et ces « cadres » organiques deviennent donc essentiels pour nous aider à saisir les significations et les critiques présentes dans le travail de Stik.
Holding Hands (red) © Stik, 2020L'isolement engendré par la période de sans-abrisme, que Stik qualifie de moment charnière dans la naissance de son personnage emblématique en forme de bonhomme bâton, est palpable dans Hip, qui représente une figure solitaire.