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Le marché des estampes est en pleine mutation. Pendant des décennies, la collection était dominée par des hommes plus âgés opérant au sein des réseaux traditionnels de galeries et de marchands. Aujourd'hui, cet équilibre est en train de changer. Selon le Rapport d’enquête sur les collectionneurs d’estampes, une nouvelle vague de collectionneurs — plus jeunes, plus diversifiés et à l'aise avec le numérique — redéfinit la manière dont la valeur, l'accès et l'autorité fonctionnent sur le marché secondaire.
Sur l'ensemble des personnes interrogées, 79 % se sont identifiées comme hommes, 18 % comme femmes et 3 % comme non-binaires ou préférant ne pas répondre. À première vue, le marché semble encore déséquilibré. Cependant, chez les collectionneurs de moins de 40 ans, 55 % se sont identifiés comme femmes, non-binaires ou ont préféré ne pas répondre, ce qui représente la cohorte la plus équilibrée de l'enquête.
Ces données signalent plus qu'une diversité démographique ; elles marquent une remise en cause culturelle. La collection n'est plus un comportement hérité transmis par des réseaux fermés. C'est un choix actif dicté par la passion, l'accès et la transparence. Les jeunes collectionneurs arrivent sur le marché selon leurs propres termes, guidés par les données plutôt que par les galeristes, et par la visibilité plutôt que par le contrôle d'accès.
Pour la génération Z et les Millennials, les motivations derrière l'acte de collectionner diffèrent nettement de celles des générations précédentes. L'admiration pour l'artiste (68 %) et l'accessibilité financière (65 %) représentaient les principaux points d'entrée, suivis de près par le potentiel d'investissement (45 %).
Cette hiérarchie des valeurs montre comment la connexion émotionnelle et la conscience financière coexistent désormais. Les collectionneurs dans la vingtaine et la trentaine souhaitent vivre avec des œuvres qui les inspirent, mais ils exigent également de la clarté sur le prix, la taille de l'édition et la provenance. L'estampe d'édition, avec ses valeurs comparables intégrées et son point d'entrée accessible, offre les deux.
La maîtrise du numérique définit ce changement générationnel. Sept collectionneurs sur dix utilisent les réseaux sociaux pour découvrir des œuvres, et seulement 14 % travaillent avec des conseillers. Les plus jeunes collectionneurs sont à l'aise pour rechercher, évaluer et authentifier des œuvres en ligne.
Alors que les générations précédentes s'appuyaient sur des présentations personnelles ou la représentation par des galeries, les collectionneurs de la génération Z naviguent sans effort entre Instagram, les résultats d'enchères et les places de marché basées sur les données. Ils s'attendent à ce que l'information soit publique, et non privilégiée — et ils apprécient les plateformes qui offrent une transparence sur l'historique des prix, les niveaux de demande et les rapports d'état.
Ce comportement pousse le marché de l'art à s'aligner sur celui des autres catégories d'actifs. Les collectionneurs considèrent la recherche comme une diligence raisonnable, et l'accès numérique comme non négociable.
L'augmentation de la participation féminine modifie le ton et les goûts. Les collectionneuses n'achètent pas seulement différemment — elles apportent de nouvelles priorités à la table.
Les données de l'enquête MyArtBroker montrent que les femmes de moins de 40 ans accordent une importance légèrement plus élevée au juste prix, à l'état et à la réputation de l'artiste, alignant ainsi la passion avec la prudence. Beaucoup sont elles-mêmes actives dans les industries créatives et considèrent la collection comme un alignement culturel plutôt qu'une compétition.
Cette approche équilibrée se reflète sur le marché secondaire des estampes. L'accent mis sur l'équité et la transparence résonne avec les principes fondateurs de MyArtBroker : personnalisation, accès, contrôle et transparence — des valeurs qui parlent directement à un public en quête d'équité autant que de plaisir.
Les anciennes générations détiennent toujours la majorité du capital financier sur le marché de l'art. Plus de 40 % des collections de grande valeur (dépassant 100 000 £) sont détenues par des collectionneurs de 50 ans et plus. Mais à mesure que cette richesse est transmise, les jeunes acheteurs hériteront non seulement des œuvres, mais aussi de l'infrastructure nécessaire pour les gérer — numériquement.
Cet héritage accélérera la transition vers des systèmes ouverts et riches en données. MyPortfolio et Trading Floor reflètent déjà les habitudes de ces collectionneurs, offrant des évaluations en temps réel, des signaux de marché en direct et une transparence instantanée. Pour une génération habituée aux services bancaires mobiles et à la tarification algorithmique, cette fonctionnalité est essentielle.
La diversité croissante des participants – en termes de genre, de profession et de géographie – consolide les fondations du marché. Une représentation plus large entraîne des goûts plus variés : des maîtres modernes artistes blue chip aux artistes de rue contemporains, en passant par les estampes signées par des femmes.
Cette inclusion n'est pas symbolique ; elle est structurelle. Lorsque davantage de personnes ont accès à des données fiables et que davantage de perspectives façonnent la demande, la valeur se stabilise. Il en résulte un marché moins dépendant de la spéculation et davantage fondé sur un enthousiasme éclairé.
L’évolution du genre et de la génération observée dans l’enquête auprès des collectionneurs d’estampes témoigne d’une évolution plutôt que d’une rupture. Les collectionneurs de moins de 40 ans ne rejettent pas la tradition ; ils la modernisent.
La provenance, l’authenticité et la réputation de l’artiste restent importantes pour eux, mais ils exigent la transparence et le contrôle numérique. Ils continuent d’acheter des œuvres par amour de l’art, mais reconnaissent que la valeur est également essentielle. Et s’ils continuent de faire appel à l’expertise, ils attendent désormais que cette expertise soit accessible à la demande.
À mesure que cette cohorte mûrit, leurs attentes deviendront la norme du marché. L'avenir de la collection d'estampes sera défini par leurs principes : ouvert, équitable et informé.