
Signed Print
Francis Bacon
197 x 147cm, Édition de 150, Giclée print, 1969
£5,500-£8,000
$10,500-$15,000 Indicateur de valeur de marché
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¥50,000-¥70,000 Indicateur de valeur de marché
€6,500-€9,500 Indicateur de valeur de marché
$60,000-$80,000 Indicateur de valeur de marché
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$7,500-$10,500 Indicateur de valeur de marché
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Dans cette estampe giclée de 1969, Francis Bacon s'intéresse au corps humain. Bacon abordait le corps humain sous l'angle de sa propre vision nihiliste de l'existence, marquée par l'inéluctabilité de la mort. La physicalité du corps contorsionné étendu sur un lit cherche à exprimer la vulnérabilité de la nature humaine. Au-delà d'une simple reproduction visuelle du réel, Bacon a cherché, par le biais de formes abstraites, à évoquer la condition humaine et les angoisses liées à la vie dans l'Europe d'après-guerre.
Cette estampe appartient à une édition de 150 exemplaires. Elle représente un corps au centre de la scène, entouré par un intérieur dépouillé. Cette scène claustrophobe exprime l'isolement de l'existence propre à Bacon, tandis que le corps en proie à des torsions incarne la violence qu'il jugeait inhérente à la nature humaine.
La palette terne composée de vert trouble, de blanc cassé et de bleu crée une atmosphère dérangeante, presque maladive pour le spectateur. Une ampoule unique suspendue au plafond éclaire le corps, projetant un bloc de lumière jaune crue au-dessus de celui-ci. Cet élément accentue les coloris nauséeux de cette estampe signée.
Le traitement du corps humain chez Bacon a souvent été comparé à celui de Picasso. L'artiste affirmait s'intéresser à l'usage, chez Picasso, d'« une forme organique se rapportant à l'image humaine tout en étant une déformation complète de celle-ci ». Dans cette œuvre, sa représentation d'un corps aux formes saillantes conjugue avec brio des éléments contrastés d'incarnation et d'abstraction.