
Signed Print
Gerhard Richter
102 x 81cm, Édition de 108, Screenprint, 2003
£35,000-£50,000
$70,000-$90,000 Indicateur de valeur de marché
$70,000-$90,000 Indicateur de valeur de marché
¥310,000-¥440,000 Indicateur de valeur de marché
€40,000-€60,000 Indicateur de valeur de marché
$360,000-$520,000 Indicateur de valeur de marché
¥7,340,000-¥10,490,000 Indicateur de valeur de marché
$45,000-$70,000 Indicateur de valeur de marché
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Cette sérigraphie de 2003 est l'œuvre de l'artiste allemand Gerhard Richter. Issue de la collection War Cut, l'œuvre est signée et a été produite à 108 exemplaires. Mettant en lumière l'une des compositions abstraites de Gerhard Richter, cette pièce témoigne de son originalité en tant qu'artiste contemporain.
Sérigraphie basée sur une peinture de plus grand format portant le même titre, exécutée par Richter en 1989, Eis 2 (I) est une image vibrante et dynamique. Témoignant des capacités inégalées de Richter en tant que peintre abstrait, l’œuvre se compose d’un fond monochrome ponctué d’éclats de vert, de bleu, de rouge et de jaune. Révélant de nombreuses strates de couleurs profondes dissimulées en dessous, ces traces témoignent du processus créatif qui a présidé à la réalisation de cette pièce. Produite à l’aide de larges racloirs, fabriqués par les assistants de l’artiste, la peinture originale est l’aboutissement d’heures de délibération. Recouvrant chaque racloir de différentes nuances de peinture à l’huile – toutes des couleurs « classiques », insistent ses assistants –, Richter les fait glisser sur la toile, ajoutant de la matière avant de la retirer ultérieurement. Traduction visible d’un processus créatif accidentel, cette œuvre contraste avec d’autres éléments semi-réalistes de la collection War Cut, tels que Elisabeth II (1966), Besetztes Haus (Squatter’s House)(1990) et Orchid II (1998).
L’approche peu orthodoxe de la peinture adoptée par Richter est en grande partie le fruit de son éducation dans l’Allemagne nazie puis, après 1945, dans l’ex-Allemagne de l’Est, ou République démocratique allemande. Dans ces deux pays, et ce dès son plus jeune âge, Richter a été confronté aux excès de l’idéologie. À Dresde, sa ville natale, il a reçu sa première formation artistique dans un cadre farouchement idéologique : l’Académie de Dresde, où il étudiait, se limitait essentiellement à enseigner un style de « réalisme socialiste » destiné à dépeindre les gloires du communisme d’État. N’ayant que rarement accès aux expositions novatrices organisées dans le Berlin-Ouest sous contrôle allié, Richter en est venu à rejeter sa formation restrictive, utilisant sa pratique artistique comme un moyen de provoquer la « mort de la peinture elle-même ».