
Signed Print
Gerhard Richter
50 x 54cm, Édition de 150, Photographic print, 1968
£5,500-£8,500
$10,500-$16,000 Indicateur de valeur de marché
$10,500-$16,000 Indicateur de valeur de marché
¥50,000-¥80,000 Indicateur de valeur de marché
€6,500-€10,000 Indicateur de valeur de marché
$60,000-$90,000 Indicateur de valeur de marché
¥1,150,000-¥1,780,000 Indicateur de valeur de marché
$7,500-$11,500 Indicateur de valeur de marché
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Schattenbild II est une estampe photographique signée de l'artiste allemand Gerhard Richter, publiée en 1968 à une édition de 150 exemplaires. Issue d'une période charnière de la vie et de la carrière artistique de Richter, son titre en allemand fait référence à son exploration des préoccupations formelles, à savoir la lumière, l'ombre et la perspective. Cette œuvre fait partie de la série Atlas.
Aux côtés de Schattenbild I (1968), Schattenbild II (1968) constitue un exemple majeur du travail expérimental et semi-abstrait de Richter à la fin des années 1960. En contraste avec les portraits réalistes de l'artiste, tels que l'emblématique Onkel Rudi (2000), ses natures mortes et ses Übermalungen — ou photographies « surpeintes » —, cette image allie technique programmatique et une certaine sensibilité « abstraite » fort différente de celle explorée par Richter dans ses abstractions ultérieures. Précurseurs de la méthodologie procédurale utilisée pour créer la série Cage Grid — un assemblage d'œuvres réalisées à la raclette, inspiré par le travail du compositeur d'avant-garde John Cage —, les « peintures d'ombres » de Richter ont été créées en 1967 et 1968. Ces œuvres exploraient des formes rigides et organisées, telles que des fenêtres, et se distinguaient par leurs palettes et leurs atmosphères austères.
En 1961, Richter, né à Dresde, s'échappe de la République démocratique allemande — ou « Allemagne de l'Est » — quelques semaines seulement avant la construction du mur de Berlin. Il ne reverra jamais ses parents. S'installant dans la ville prospère de Düsseldorf, en Allemagne de l'Ouest, Richter entame ses études à la Kunstakademie Düsseldorf sous la tutelle de Karl Otto Götz, pionnier du mouvement de l'Art informel. À Düsseldorf, Richter prend le contrepied de sa formation initiale en art réaliste socialiste, reçue à la très idéologique Académie de Dresde, pour cofonder par la suite le style du « réalisme capitaliste » avec Sigmar Polke et Konrad Fischer.