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Harland Miller
58 x 43cm, Édition de 25, Lithograph, 2016
£9,000-£13,000
$17,000-$25,000 Indicateur de valeur de marché
$17,000-$24,000 Indicateur de valeur de marché
¥80,000-¥110,000 Indicateur de valeur de marché
€10,500-€15,000 Indicateur de valeur de marché
$90,000-$130,000 Indicateur de valeur de marché
¥1,880,000-¥2,720,000 Indicateur de valeur de marché
$12,000-$17,000 Indicateur de valeur de marché
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Who Cares Wins (pink) illustre la maîtrise du jeu de mots chez Miller ainsi que la facette plus ludique de l'artiste au sein de sa série Penguin, inspirée des jaquettes colorées des célèbres ouvrages de la série Penguin et dont les titres ont été qualifiés par le romancier Michael Bracewell de « spirituellement impassibles, punk et aphoristiques ». Cette série conjugue l'amour de Miller pour l'écrit avec ses influences artistiques issues du Pop Art, de l'expressionnisme abstrait et de la peinture « Colour Field » de Mark Rothko, aboutissant à une exploration subtile de la relation entre texte et image par le détournement du format familier des livres, dans lequel l'artiste insère ses propres écrits.
Miller s'est initialement inspiré de la codification couleur des Penguin Classics selon leur genre littéraire, et de l'influence de cette pratique sur la perception des ouvrages. Il a également puisé dans la nostalgie et l'universalité anti-élitiste associées aux livres Penguin pour formuler des critiques sociales incisives. Cet effet est renforcé par le rendu photoréaliste des couvertures originales, dont l'aspect usé sert d'écrin authentique au message de l'artiste. Who Cares Wins constitue l'un des exemples les plus positifs et optimistes de la série, tout en conservant une pointe d'ironie. Le choix de Miller d'utiliser des couleurs vibrantes, telles que le rouge et le blanc, pour l'arrière-plan, souligne une tonalité résolument plus joyeuse.