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111 x 99cm, Édition de 85, Screenprint

Dans cette œuvre assez dépouillée, on aperçoit un visage squelettique à côté d'une couronne en or, ainsi qu'une forme quadrillée évoquant une fusée, le tout rendu en noir. Cette forme ambiguë suggère également un édifice renversé. Le texte intitulé « Rome Pays Off », encadré du signe de copyright, rappelle les graffitis de SAMO, le duo de graffeurs auquel Basquiat appartenait avec Al Diaz. Les graffitis contre-culturels produits par le duo sur les murs de New York constituaient une réponse à la vacuité d'une société de plus en plus matérialiste. Leonhard Emmerling écrit : « En substance, la religion SAMO était une riposte à la manière dont la société utilise les valeurs et les idéaux, un produit artistique taillé pour une société guindée. »
L'une des lectures de l'emploi des références au « sel » chez Basquiat est qu'il reconnaît l'importance de la valeur du sel pour les puissances coloniales en Afrique et ailleurs ; il était considéré comme une sorte d'« or blanc » en raison de sa valeur d'exportation. L'allusion à Rome, associée à un texte évoquant les forces du marché (« Estimated value »), vient renforcer les thèmes sous-jacents de l'œuvre concernant l'empire et le capitalisme.