Les estampes de cette série témoignent de la maîtrise avec laquelle Julian Opie réduit graphiquement les sujets en mouvement. « Galloping Horse » fait référence au photographe pionnier du XIXe siècle, Eadweard Muybridge, qui a créé les premières images animées à l'aide d'une séquence de photographies fixes d'un cheval.
| Œuvre | Date de vente | Maison de ventes aux enchères | Retour au vendeur | Prix au marteau | Prix payé par l'acheteur |
|---|
Rejoignez notre réseau de collectionneurs. Achetez, vendez et suivez la demande
La série « Galloping Horse » est un ensemble de trois estampes de Julian Opie datant de 2013. Chaque estampe de la série présente l'image semi-tridimensionnelle d'un cheval au galop, représenté par d'épaisses lignes noires sur un fond vert uni.
Les estampes de cette série sont représentatives du style graphique le plus emblématique d'Opie, l'artiste décrivant son sujet d'une manière extrêmement épurée. Les couleurs utilisées dans chaque estampe sont monochromes et les chevaux sont dénués de détails, rendus sans lumière ni ombre. Opie dépersonnalise chaque image avec son langage visuel lisse, créé grâce à la technologie informatique, afin d'encourager le spectateur à reconsidérer notre façon de voir le monde. Ce niveau de dépersonnalisation invite le spectateur à projeter ses propres émotions, souvenirs et idées sur l'image, comblant ainsi les vides narratifs à lire dans les œuvres d'Opie.
Depuis le milieu des années 1990, Opie explore les principes de la variation modulaire à travers divers médiums artistiques et genres de l'histoire de l'art. Julian Opie montre clairement la manière dont il souhaite proposer ces estampes comme des marchandises au spectateur, en créant de multiples versions et possibilités de combinaison pour un même sujet. Le thème du cheval est représenté dans la même composition rectangulaire sur les trois estampes, mais il est montré dans différentes combinaisons de couleurs et différentes phases de son mouvement. En reproduisant les modes de production post-industriels, l'artiste expose les effets déshumanisants de la technologie informatique. De plus, Opie établit un parallèle entre la nature artificielle des éléments représentés et ses méthodes et son style de travail qui nient la présence de la main de l'artiste.