Créée en 1990, White Icons réunit certains des symboles les plus puissants associés au langage visuel de dessin animé caractéristique de Keith Haring. Dans cette série, l'artiste fait un pas vers une représentation épurée, se concentrant sur la pureté de l'image.
La série se caractérise par son minimalisme et l'utilisation de formes simplifiées.
Reconnaissable et immédiatement saisissante, une série de formes simplifiées et pures émerge dans la collection White Icons. Un langage visuel d'une apparente simplicité rappelle la conviction de Haring selon laquelle, pour créer un dialogue entre les gens et les rapprocher, l'art doit être direct et accessible.
Le portfolio s'inspire de la série Icônes de Haring.
En 1990, Haring a sorti une série de cinq embossages caractérisés par l'accent mis sur le symbolisme et l'utilisation de couleurs vives. Les White Icons font écho à la série précédente, chaque estampe n'affichant qu'un seul symbole sans utiliser de couleurs.
Les « White Icons » trouvent leur origine dans les contrastes entre la lumière et l'obscurité qui entourent la vie et la mort.
Se réappropriant une imagerie rédemptrice et rejetant les couleurs, les White Icons sont imprégnés du contraste entre la vie et la mort, la lumière et les ténèbres, la religion et la sexualité. La pureté de l'image et la puissance du symbolisme correspondent fortement à l'expérience de Haring face à l'épidémie de VIH/SIDA dans les années 1980.
La série présente la plupart des motifs emblématiques de Haring.
Les œuvres Barking Dog, Radiant Baby, Three Eyed Monster, Flying Devil et Angel représentent certains des motifs visuels les plus reconnaissables de Keith Haring, et l'artiste les intègre tous dans White Icons.
Les White Icons se réapproprient l'iconographie chrétienne traditionnelle.
La rencontre de Haring avec le mouvement Jesus Movement a laissé une empreinte palpable sur la série. Dans "White Icons", Haring puise dans le matériau religieux et remodèle l'iconographie chrétienne pour créer un langage visuel audacieux qui évoque les tensions socioculturelles de son époque.
L'inspiration de Jean-Michel Basquiat est fortement présente dans la série.
Proches amis et figures de proue des cercles créatifs new-yorkais des années 1980, Basquiat et Haring ont créé des œuvres ancrées dans des formes simplistes et le minimalisme. White Icons montre que l'apparence de telles formes est souvent très trompeuse. Comme dans le cas de Basquiat, après un examen plus approfondi, l'iconographie dans les œuvres de Haring révèle un réseau complexe de références ainsi qu'une lignée historique.
La série saisit le style pop-graffiti reconnaissable de Haring.
Évocateurs des énergies créatives de la culture de rue des années 1980 qui ont inspiré Haring tout au long de sa carrière, les symboles combinés dans sa série White Icons représentent les fondations du style Pop-graffiti reconnaissable de Haring. L'imagerie cartoon de la série a consacré Haring comme un artiste majeur de sa génération.
Le langage visuel épuré contraste avec les séries les plus populaires de Haring.
Les White Icons marquent un changement stylistique dans la pratique de Haring. Les couleurs criardes des séries précédentes de l'artiste cèdent la place à une luminosité uniforme et à un sentiment de pureté de l'image.
La série "White Icons" met en valeur le talent de Haring pour créer des symboles puissants avec des moyens limités.
Caractérisées par leur simplicité et l'abandon de la couleur, les White Icons évoquent les tensions des années 1980 ainsi qu'un éventail d'associations historiques, même si la réduction de son langage visuel par Haring atteint son apogée dans cette série.
Les White Icons nous rappellent les racines de Haring dans le street art.
Les symboles qui composent White Icons sont apparus pour la première fois dans les dessins de métro de Haring. L'usage par Haring d'une ligne simple et pleine caractérise à la fois ses premiers dessins de métro et cette série tardive.

















