Onbu (bleu) © Stik, 2013
Stik
55 œuvres
Onbu (grey) © Stik, 2013Lors de la création de sa série Onbu, Stik s'est conformé au style qui sous-tend le genre traditionnel de l'« ukiyo-e ». Traduits par « images du monde flottant », les bois gravés ukiyo-e se caractérisent par des aplats de couleur et des lignes audacieuses. En cela, le style traditionnel japonais correspondait parfaitement à l'approche simple et graphique de Stik.
Lovers (blue) © Stik, 2011Le sujet de la série, deux figures qui s'enlacent, est un thème récurrent dans l'œuvre de Stik. Ses œuvres qui mettent en scène plus d'une de ses figures emblématiques en six traits portent sur la convivialité et la force des liens humains. Stik décrivait son travail comme une tentative « d'articuler la persistance de la communauté, mais aussi sa fragilité. Je crois que cela se dégage dans bon nombre de mes pièces : la persistance du vulnérable, et la mélancolie de l'espoir et de la ténacité ».
Onbu (pink) © Stik, 2013La série a été imprimée à l'Adachi Institute de Tokyo, fondé pour préserver la tradition japonaise de la gravure sur bois. Les Onbu de Stik marient donc le neuf et l'ancien, exprimant ainsi le respect de Stik pour la tradition de l'estampe.
Deep (teal) © Stik, 2011Créés avec seulement six lignes, les figures emblématiques de Stik possèdent une qualité presque calligraphique. L'artiste de rue aurait trouvé l'inspiration dans le tracé des caractères kanji lors de la conceptualisation de ses bonshommes, cet ensemble de caractères logographiques utilisés dans le système d'écriture japonais.
Onbu (blue) © Stik, 2013L'œuvre d'Stik intitulée Onbu, connue également sous le nom de Piggyback, est inspirée d'une série de gravures sur bois du XIXe siècle réalisée par Utagawa Hiroshige. La composition d'Stik réinterprète des figures issues de la série de Hiroshige, Les Cinquante-trois Stations du Tokaido, et les simplifie en lignes et points épurés.
David Hockney a lui aussi puisé son inspiration dans l'œuvre de Hiroshige, notamment dans sa suite de 1973, The Weather Series. La fascination de Hockney pour l'art et la culture japonais est évidente tout au long de cette série, qui fait référence au style Ukiyo-e et rend hommage à des maîtres japonais tels que Hokusai et Hiroshige. Plus spécifiquement, l'influence de Hiroshige transparaît dans les œuvres de Hockney Snow et Snow Without Colour, qui font écho à l'élégance subtile et à l'équilibre compositionnel des estampes japonaises traditionnelles.
Sleeping Baby © Stik, 2015Réalisée en collaboration avec le Hiroshige Museum, cette série témoigne de la fascination durable de Stik pour l'art de l'estampe japonaise. Elle réduit les figures originales d'Hiroshige à leurs formes les plus fondamentales, mettant en lumière non seulement le style caractéristique de Stik, mais aussi l'évolution de la représentation au fil des siècles.
Onbu (green) © Stik, 2013À 19 ans, Stik s'est installé au Japon pendant un an et y a développé le style qui caractérise aujourd'hui ses œuvres publiques et privées. L'artiste est revenu sur cette période formatrice au Japon : « J'ai vécu au Japon pendant près d'un an, à la fin de mon adolescence, et j'ai acquis ce style de dessin, qui est étroitement lié à l'écriture comme moyen mnémotechnique pour transmettre l'émotion. C'est à partir de là que tout s'est développé. »
The Big Issue (red) © Stik, 2013Contrairement à de nombreuses autres séries de Stik, comme The Big Issue et Sleeping Baby, Onbu est réalisée dans une palette de couleurs plus sourdes. Plutôt que les arrière-plans aux couleurs primaires vives qu’il choisit habituellement, les fonds d’Onbu sont des teintes pastel de rose, de gris, de bleu et de vert. Cette palette atténuée est un hommage aux estampes sur bois ukiyo-e qui ont inspiré la série, tout en conservant le style distinctif de Stik.
Single Mother © Stik, 2011L'interaction tendre dépeinte dans Onbu rappelle la fresque monumentale de Stik, Big Mother, réalisée en 2014. Peinte sur la façade d'un immeuble londonien, cette image attachante représentait la communauté vivant dans cet ensemble de logements, qui a depuis été démoli.
Walk (yellow) © Stik, 2012Dans son approche simplifiée et réductrice de la figure humaine, Stik a créé un personnage singulier qui pouvait être rendu avec seulement six traits de bombe de peinture, et deux points pour les yeux. Ce graphisme se prête parfaitement à la technique d'impression de la gravure sur bois, qui nécessite d'abord de réaliser un dessin avant de le tailler dans un bloc, puis de le recouvrir d'encre pour produire une estampe monochrome.