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Onbu

La série d'estampes « Onbu » de Stik, produite en 2013 en collaboration avec l'Adachi Institute de Tokyo, met en scène deux de ses personnages filiformes emblématiques en train de faire la courte échelle. Stik y réinterprète un détail de la série d'estampes sur bois d'Utagawa Hiroshige, « Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō », transformant l'imagerie d'une complexité impressionnante de Hiroshige par le prisme de sa simplicité caractéristique.

Onbu Value (5 Years)

Avec 46 239 livres sterling au cours des 12 derniers mois, la série « Onbu » de Stik est l'une des plus activement négociées sur le marché. Les prix ont varié de manière notable – de 3 560 à 30 000 livres sterling – sous l'impulsion de facteurs tels que l'état de conservation, la provenance et le timing du marché. Au cours des 12 derniers mois, le prix de vente moyen s'est établi à 7 706 livres sterling, avec un taux de croissance annuel moyen de 7,65 % pour l'ensemble de la série.

Onbu Valeur de marché

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Signification et analyse

La série d'estampes « Onbu » a été réalisée en 2013 en collaboration avec l'Adachi Institute de Tokyo et dépeint un portage sur le dos, dans le style caractéristique de Stik. Imprimée à l'aide de pigments traditionnels sur des aplats de tons bleu, gris, vert et rose, cette série illustre l'influence japonaise qui imprègne l'ensemble de l'œuvre de l'artiste, atteignant ici son apogée.

Les personnages en six traits de STIK sont inspirés par la gestuelle expressive, économe et délibérée des kanjis, ces caractères logographiques d'origine chinoise qui jouent un rôle fondamental dans le système d'écriture japonais. L'artiste a souligné que son style de dessin, empreint de concision et d'émotion, puise ses sources dans l'année qu'il a passée au Japon à l'adolescence.

Dans cette série d'estampes, STIK recrée un détail de la série de gravures sur bois d'Utagawa Hiroshige intitulée « Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō », qui représente la route historique reliant Edo, capitale du Japon sous le shogunat, à Kyoto, la capitale impériale. Le niveau de détail complexe des estampes d'Hiroshige contraste vivement avec l'interprétation minimaliste de la scène historique propre à STIK.

Pour la création de ces œuvres, STIK s'est conformé aux procédés associés au genre traditionnel de l'« ukiyo-e » (« images du monde flottant »), dont l'esthétique complète la palette chromatique volontairement sobre de l'artiste. L'ukiyo-e, qui a connu son apogée au XIXe siècle au Japon, représentait généralement le quotidien des grandes villes japonaises, avec une attention particulière portée au « monde flottant » des quartiers de plaisance et des théâtres. Plus accessibles que les peintures de l'époque réservées aux classes aisées, ces estampes relativement bon marché étaient acquises et appréciées par un large éventail de la population.

La production d'estampes ukiyo-e implique le dessin du motif sur papier avant son application sur un bloc de bois de cerisier. Le dessin est ensuite gravé dans le bois, permettant de réaliser des épreuves monochromes initiales, avant que des couches de couleurs supplémentaires ne soient ajoutées, si nécessaire, par la gravure de blocs additionnels.

Si l'inspiration de STIK pour cette série est évidente, l'image trouve également parfaitement sa place au sein du catalogue de l'artiste, rappelant d'autres représentations du soutien physique et de la dépendance, telles que « Big Mother », où STIK dépeint une mère portant son jeune enfant sur le côté, les deux personnages regardant avec vulnérabilité dans des directions opposées.

10 Facts About Stik's Onbu

Onbu (grey) by Stik

Onbu (grey) © Stik, 2013

1. Cette série affiche l'influence des estampes ukiyo-e japonaises sur l'œuvre de Stik.

Lors de la création de sa série Onbu, Stik s'est inscrit dans le style qui sous-tend le genre traditionnel de l'« ukiyo-e ». Traduit par « images du monde flottant », l'ukiyo-e se caractérise, par le biais de la gravure sur bois, par des aplats de couleurs et des lignes affirmées. En ce sens, le style traditionnel japonais s'alignait parfaitement avec l'approche graphique et épurée de Stik.

Lovers (blue) by Stik

Lovers (blue) © Stik, 2011

2. Le principe de l'ukiyo-e s'inscrit en cohérence avec les sujets de prédilection de Stik.

Le sujet de la série, deux silhouettes enlacées, est un motif récurrent dans l'œuvre de Stik. Ses œuvres mettant en scène plus d'une de ses figures iconiques composées de six traits explorent les thèmes de la solidarité et de la force des relations humaines. Stik a décrit son travail comme une tentative d'« articuler la persistance de la communauté, mais aussi sa fragilité. Je pense que cela ressort dans nombre de mes pièces : la persistance des vulnérables, et la mélancolie de l'espoir et de la ténacité. »

Onbu (pink) by Stik

Onbu (pink) © Stik, 2013

3. La série a été produite à l'Adachi Institute de Tokyo.

La série a été imprimée à l'Adachi Institute de Tokyo, fondé dans le but de préserver la tradition japonaise de l'estampe sur bois. L'œuvre « Onbu » de Stik marie ainsi le nouveau et l'ancien, témoignant du respect de l'artiste pour la tradition de l'estampe.

Deep (teal) by Stik

Deep (teal) © Stik, 2011