Témoignage typique de Damien Hirst, cette collection de 12 estampes de 2010 transpose dans la technique de la gravure sur bois la formule nette et précise de ses célèbres « spot paintings ». Sur différentes échelles de grille, ces points illustrent la réussite de la mission de Hirst : créer des œuvres « réalisées par une personne qui essaie de peindre comme une machine ».
With £71555 in the past 12 months, Damien Hirst's 12 Woodcut Spots series is one of the most actively traded in the market. Prices have varied significantly – from £1701 to £35000 – driven by fluctuations in factors like condition, provenance, and market timing. Over the past 12 months, the average selling price was £10222, with an average annual growth rate of 0.59% across the series.
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« 12 Woodcut Spots » est une collection d'estampes qui sont l'essence même de Damien Hirst, composées de ses fameux points colorés. Cette série est représentative de certaines des œuvres les plus emblématiques de Hirst : les peintures de points (spot paintings). Les peintures de points, qui représentent des rangées de points selon une formule en grille où chaque point est d'une couleur différente, constituent une exploration de la couleur et de la forme typiquement hirstiennes.
Comme pour toutes les peintures de points que Hirst a produites au cours de sa carrière, les estampes de cette série sont formelles et d'une netteté parfaite. Les points sont tous des cercles parfaits, espacés de manière égale et posés sur des fonds d'un blanc clinique. Leurs bords nets et leurs couleurs vives et plates indiquent une absence de touche humaine dans la production de cette estampe. Les peintures de points ont marqué un tournant dans la carrière de Hirst, lorsqu'il a commencé à employer des assistants pour l'aider à produire ses œuvres. Le processus d'élaboration des peintures de points a conféré une approche quasi industrielle à sa pratique artistique, fortement influencée par l'artiste pop Andy Warhol. Malgré la simplicité apparente des estampes « 12 Woodcut Spots », les tableaux sont fastidieux et laborieux à réaliser en raison de leur précision et de leur caractère infini. Hirst a expliqué que son objectif était de créer des œuvres qui semblaient avoir été produites « par une personne essayant de peindre comme une machine ».
La répétition froide et l'esthétique stérile de la collection « 12 Woodcut Spots » rappellent les premiers travaux de Hirst sur les armoires à pilules, comme « The Void » de 2000, ainsi que ses prolifiques peintures pharmaceutiques qui jalonnent sa carrière. Ces deux ensembles évoquent un sentiment de répétition sans fin et renvoient directement aux domaines de la médecine et de la science. Les titres de la série « 12 Woodcut Spots » sont tirés au hasard du catalogue de la société chimique Sigma-Aldrich, intitulé « Biochemicals for Research and Diagnostic Reagents », que Hirst a découvert au début des années 1990. La formule en grille est essentielle au potentiel illimité que recèlent les peintures de points de Hirst et permet une exploration rationnelle et précise des combinaisons de couleurs. À propos de ses célèbres peintures de points, Hirst a déclaré : « Je crois que toute peinture et tout art devraient être stimulants pour le spectateur. Je le ressens en moi. Cela me donne un coup de fouet. »