
Signed Print
Gerhard Richter
90 x 94cm, Édition de 250, Lithograph, 1988
£11,500-£17,000
$22,000-$30,000 Indicateur de valeur de marché
$22,000-$30,000 Indicateur de valeur de marché
¥100,000-¥150,000 Indicateur de valeur de marché
€13,500-€20,000 Indicateur de valeur de marché
$120,000-$180,000 Indicateur de valeur de marché
¥2,410,000-¥3,570,000 Indicateur de valeur de marché
$15,000-$23,000 Indicateur de valeur de marché
Les données disponibles sur cette œuvre sont insuffisantes pour établir un résultat fiable. Soumettez une demande pour échanger avec un spécialiste.
Kerze est une lithographie offset en couleurs de 1988 réalisée par l'éminent artiste visuel allemand Gerhard Richter. Signée par l'artiste, cette estampe a été éditée à 250 exemplaires et appartient à la série Atlas. Représentation photoréaliste d'une bougie allumée, l'image est devenue mondialement célèbre après qu'une autre œuvre de la série, Kerze (1982), a figuré sur la pochette de l'album Daydream Nation du groupe américain Sonic Youth, sorti en 1988.
Réinterprétation contemporaine de la nature morte de type vanité — un genre pictural qui, par le recours au symbolisme, rappelle au spectateur sa propre mortalité ainsi que la vanité des biens matériels —, Kerze figure parmi les œuvres les plus célèbres de Gerhard Richter. Elle représente une bougie allumée dont la flamme vacillante projette sa lumière sur un mur. Témoignant de la maîtrise de Richter en matière de techniques figuratives traditionnelles, cette œuvre interroge, par sa référence à l'histoire de l'art canonique, la position singulière de l'artiste au sein de l'art d'après-guerre et de l'art contemporain, tout comme son évolution conceptuelle et stylistique.
Peinte à la même époque que les premières toiles abstraites de Richter, telles que Abstraktes Foto (1989) et Abstraktes Bild (P1) (1990), Kerze illustre le retour incessant de l'artiste vers « l'ancien » comme moteur du « nouveau ». Cette pièce est le fruit de son « Atlas », une immense compilation de documents iconographiques dont Richter s'est servi tout au long de sa carrière comme base photographique pour ses œuvres figuratives. L'œuvre fait également écho aux origines de l'artiste à Dresde, ville qu'il quitta en 1961, et au bombardement allié survenu le 13 février 1945. Commentant son choix du motif de la bougie, Richter expliqua : « Les bougies ont toujours été un symbole important en RDA, une forme de protestation silencieuse contre le régime... Il était étrange de constater qu'une petite peinture de bougies se transformait en quelque chose de radicalement différent, ce que je n'avais jamais intentionné. Car, au moment de la peindre, elle n'avait pas cette signification univoque et n'était pas destinée à devenir une image de rue. Elle m'a en quelque sorte échappé pour devenir quelque chose sur quoi je n'avais plus aucun contrôle... Lorsque j'ai peint ces bougies, je ne pensais pas au 13 février, mais j'ai éprouvé des sentiments liés au recueillement, à la mémoire, au silence et à la mort. »