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40 x 50cm, Édition de 50, Photographic print

Signée par son créateur, l’artiste visuel allemand influentGerhard Richter, Kanarische Landschaften II - f fait partie de la collection de l’artiste intitulée paysages des Canaries. Estampe photographique réalisée à partir d’une héliogravure faite à la main, cette œuvre renvoie à l'utilisation constante par Richter de la photographie comme point de départ pour bon nombre de ses peintures réalistes. L'estampe a été éditée en une édition limitée à 50 exemplaires en 1971.
Dans cette œuvre, il est facile de comprendre pourquoi le conservateur Nicholas Serota a décrit Richter comme « un peintre de photographies, un peintre d’images ». À l'instar de ses proches parentes, Kanarische Landschaften I - e(1971) et Kanarische Landscahften I - a(1971), Kanarische Landschaften II - f (1971) est réalisée à partir d'une photographie de vacances prise par l'artiste lui-même. Imprimée dans des tons de gris foncé, l'œuvre confère au paysage sablonneux, accidenté et volcanique des îles Canaries une certaine touche arctique. Chargée de présages, la pièce intègre l'abstraction du monde naturel dans sa représentation photoréaliste de la scène paysagère.
Les « photos banales » intéressent Richter depuis longtemps. Ces images, selon l'artiste, sont frappantes parce qu'elles « ne sont pas artificielles ». L'amour de Richter pour la photographie – une passion qui l'a amené à créer un soi-disant « Atlas » comprenant des milliers de ses clichés, d'images trouvées et de coupures de journaux – trouve ses racines dans une expérience artistique vécue lors de sa visite à Berlin-Ouest dans les années 1950. Cette expérience prit la forme de l'exposition The Family Of Man, organisée par Edward Steichen du Museum of Modern Art (MoMA) de New York, qui fut une révélation pour Richter. La base photographique de cette exposition eut un impact profond sur le jeune artiste, qui auparavant « ne connaissait que la peinture » ; le pouvoir de la photographie lui apparut enfin clairement – un pouvoir qu'il n'avait pas pu ressentir, ni recréer, en tant que jeune étudiant en art dans la ville est-allemande de Dresde.