

£12,000-£18,000
$24,000-$35,000 Indicateur de valeur
$22,000-$35,000 Indicateur de valeur
¥110,000-¥170,000 Indicateur de valeur
€13,500-€21,000 Indicateur de valeur
$120,000-$190,000 Indicateur de valeur
¥2,490,000-¥3,740,000 Indicateur de valeur
$16,000-$24,000 Indicateur de valeur
Il n'y a pas assez de données sur cette œuvre pour un résultat complet. Contactez un spécialiste en faisant une demande.
19 x 69cm, Édition de 300, Screenprint
Cette estampe signée de l'artiste visuel allemand Gerhard Richter appartient à la collection "Swiss Alps". Publiée en 1969 en édition limitée à 300 exemplaires, elle est atypique des paysages créés par Richter à cette époque et se distingue par l'abandon du style photoréaliste.
Réalisée la même année que les premières représentations photoréalistes de paysage de Richter, qui comprennent des œuvres telles que Wolken (Clouds) (1969) ou Seestück I (1969), Schweizer Alpen I - B2 est à la fois figurative et abstraite. Ne trahissant l’identité de son sujet – les Alpes suisses – que très légèrement, l’œuvre se caractérise par des lignes gestuelles et une palette de couleurs limitée et monochrome. Des zones de peinture plus foncée rappellent les profondeurs caverneuses des pentes montagneuses, pas encore réchauffées par le soleil, et dévoilent la roche sombre sous le manteau neigeux. La neige blanche, accentuée par l’éblouissement solaire, s’oppose directement à ces blocs de couleur sombre, révélant les contours d’une chaîne de montagnes fantomatique.
Qu’elle soit vue de loin ou en « gros plan », cette estampe se détache de la représentation traditionnelle. Évitant les détails photographiques infimes au profit des grands aplats, de la lumière et de l’ombre, elle témoigne de la volonté constante de Richter d’acter la « mort » de la peinture traditionnelle. Ayant reçu une formation artistique de « réalisme socialiste » lorsqu’il était étudiant à l’Académie de Dresde, alors sous le contrôle des autorités est-allemandes, Richter a pu cultiver des compétences traditionnelles telles que le dessin, mais il était cantonné à des sujets idéologiques. Contraint à la reproduction d’un style politique prescriptif, Richter a beaucoup puisé son inspiration auprès d’artistes travaillant en dehors de la sphère d’influence soviétique, comme Pablo Picasso, ainsi qu’auprès de la photographie, deux domaines qui ont radicalement remis en question le dogme artistique orthodoxe qui l’entourait.