Unsigned Print
Gerhard Richter
100 x 200cm, Édition de 500, Digital Print, 2014
£6,500-£9,500
$12,500-$18,000 Indicateur de valeur de marché
$12,500-$18,000 Indicateur de valeur de marché
¥60,000-¥80,000 Indicateur de valeur de marché
€7,500-€11,000 Indicateur de valeur de marché
$70,000-$100,000 Indicateur de valeur de marché
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$8,500-$12,500 Indicateur de valeur de marché
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Œuvre de l'artiste allemand de renommée internationale Gerhard Richter, Flow (P15) a été publiée en 2014. Il s'agit d'une estampe non signée, éditée à 500 exemplaires et faisant partie de la série Flow de l'artiste. Exemple caractéristique du travail abstrait de Richter entre 2014 et 2016, elle a été réalisée d'après une grande peinture abstraite proche du diptyque, utilisant des peintures à l'huile diluées et la mécanique des fluides pour parvenir à une abstraction éblouissante.
Contrairement à Bagdad (P9)et à Bagdad (P10), Flow (P15) est une estampe à l’atmosphère sombre qui évoque les peintures de la tradition religieuse chrétienne. Cette estampe a été réalisée d’après une peinture exécutée par Richter à l’aide de peintures à l’huile diluées ; laissées « flotter » à la surface du médium, ces teintes interagissent les unes avec les autres, totalement indépendamment de la main de l’homme. Œuvre alchimique qui contraste avec les peintures à la raclette de Richter, telles que Cage (P19-2) — et le processus rigoureusement procédural et guidé nécessaire à leur réalisation —, Flow (P15) peut être interprétée comme une tentative de Richter de repousser les limites du « hasard », une force créatrice qu’il a cherché à apprivoiser tout au long de sa longue et fructueuse carrière.
Présentée sous la forme d’un diptyque, l’œuvre est dominée par une onde ardente de tons orangés qui semble être « frappée » par une section plus claire et viscérale de peinture blanche et jaune sur la partie gauche de sa composition. À l’instar des icônes byzantines ou des peintures ornant les retables chrétiens, l’estampe dialogue avec la tradition de l’histoire de l’art, en particulier avec les peintures religieuses conçues pour représenter ce que l’on nomme la « colère des dieux ». Son utilisation innovante de la peinture à l’huile, ainsi que sa composition, renvoient à l’œuvre du peintre néerlandais Jan van Eyck, pionnier de la peinture à l’huile au XIIIe siècle. Rappelant les représentations de conditions météorologiques tourmentées que l’on trouve dans les œuvres néerlandaises ultérieures à l’huile, telles que Jour sombre de Pieter Bruegel (1565), Flow (P15) semble retracer la ressemblance d’une force naturelle d’une violence similaire.