
Unsigned Print
Gerhard Richter
50 x 40cm, Édition de 500, Digital Print, 2014
£2,550-£3,800
$4,850-$7,000 Indicateur de valeur de marché
$4,800-$7,000 Indicateur de valeur de marché
¥23,000-¥35,000 Indicateur de valeur de marché
€3,000-€4,500 Indicateur de valeur de marché
$26,000-$40,000 Indicateur de valeur de marché
¥530,000-¥800,000 Indicateur de valeur de marché
$3,400-$5,000 Indicateur de valeur de marché
Les données disponibles sur cette œuvre sont insuffisantes pour établir un résultat fiable. Soumettez une demande pour échanger avec un spécialiste.
Éditée en 2014, cette estampe non signée fait partie de la série Flow de l'artiste visuel allemand Gerhard Richter. Produite à 500 exemplaires, « Bagdad (P9) » est réalisée d'après une peinture abstraite de Richter qui illustre les brèves expérimentations de l'artiste sur la dilution des peintures à l'huile et la tension superficielle.
Radicalement différente des œuvres des séries Cage Prints, Cage f.ff et Cage Grid, « Bagdad (P9) » se révèle une composition bien plus fluide. Assemblage vibrant et pulsatile de couleurs vives et « classiques », l'œuvre déploie un jeu complexe entre diverses nuances de bleu, de rouge, de jaune et de vert. Résultat d'une alchimie chimique et créative, elle se distingue des autres pièces de la série Flow, telles que « Flow (P7) » et « Flow (P4) », par l'usage combiné de toutes les couleurs primaires et secondaires. À ce titre, elle présente davantage d'affinités avec une autre œuvre faisant référence à la ville de Bagdad, « Bagdad (P10) ».
La peinture à l'huile a été introduite par des artistes néerlandais au XIIIe siècle. En mélangeant des pigments naturels à de l'huile de lin, des peintres comme Jan van Eyck ont découvert que la peinture gagnait en malléabilité. Il est tout aussi notable qu'elle restait humide plus longtemps, une propriété permettant de retravailler la matière plusieurs jours après son application initiale. En constant dialogue avec la tradition historique de l'art, Richter repousse ici les limites créatives offertes par la peinture à l'huile bien au-delà de ce que l'on aurait pu imaginer. Créant une image évoquant le marbrage à l'encre du XIXe siècle, la peinture est laissée libre de couler sur la surface et d'interagir avec d'autres couleurs, souvent dissonantes. L'indépendance de la couleur dans cette œuvre confère à l'estampe de Richter un dynamisme inimitable, tant par la main de l'homme que par l'usage de sa fameuse « raclette » artisanale de grand format.