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Max
Ernst

Max Ernst a révolutionné le surréalisme par ses techniques de grattage et de frottage, créant des œuvres percutantes et oniriques qui explorent le subconscient. Si vous êtes à la recherche d'estampes et d'éditions originales de Max Ernst à acquérir ou si vous souhaitez vendre, demandez une estimation gracieuse et parcourez les œuvres les plus prisées au sein de notre réseau.

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Biographie

Né en 1891 en Allemagne, Max Ernst s'est imposé comme une figure fondamentale des mouvements Dada et surréaliste, son travail étant largement imprégné par son immersion dans la philosophie et la psychologie à l'université de Bonn. Le parcours de Max Ernst dans le monde de l'art a pris son essor dans les années 1910, marqué par son engagement au sein du dadaïsme, un mouvement né du désenchantement face aux horreurs de la Première Guerre mondiale.

L'œuvre de Max Ernst est reconnue pour ses techniques inventives et sa dimension onirique, qui sont devenues les marques de fabrique de ses contributions au surréalisme. Il a expérimenté diverses méthodes singulières, notamment le frottage, le grattage et la décalcomanie. Ces techniques lui ont permis de créer des paysages et des figures texturés, aux accents surnaturels, qui ont repoussé les limites conventionnelles de la représentation visuelle.

Une expérience fondatrice de ses débuts fut l'implication d'Ernst au sein du groupe Dada de Cologne, où il noua des liens avec d'autres artistes d'avant-garde, ouvrant la voie à une vie entière de collaborations et d'expérimentations. Son installation à Paris dans les années 1920 constitua un jalon essentiel, alors qu'il s'impliquait davantage dans le mouvement surréaliste, travaillant aux côtés d'artistes tels qu'André Breton et Salvador Dalí.

L'une des contributions les plus notables d'Ernst fut le développement de la technique du frottage, qu'il introduisit dans son ouvrage de 1925, Histoire Naturelle. Cette méthode, consistant à effectuer des frottages au crayon sur des objets texturés, fut révolutionnaire, influençant non seulement les surréalistes, mais également les mouvements artistiques futurs. Sa présence en 1936 dans l'exposition Fantastic Art, Dada, Surrealism au Museum of Modern Art de New York marqua un tournant, présentant son œuvre novatrice à un public international plus vaste. L'influence d'Ernst fut davantage consolidée par des expositions majeures, telles que sa première exposition personnelle à Paris et sa rétrospective au Solomon R. Guggenheim Museum de New York dans les années 1960.

A bronze sculpture of a stylised humanoid ‘King’ figure with angular arms akimbo and a rectangular head topped with curved horn-like shapes. The figure stands on a rectangular base, accompanied by a smaller ‘Queen’ chess piece and other abstract geometric pieces.

Le Roi Jouant Avec La Reine © Max Ernst 1944

1. £18.5M pour « Le Roi jouant avec la Reine » de Max Ernst

Le record d'adjudication actuel d'Ernst a été établi chez Christie's New York en novembre 2022 par la sculpture en bronze Le Roi Jouant Avec La Reine (1944), qui a atteint près de 200 % de son estimation haute. Cette œuvre avait été vendue précédemment pour 10,8 millions de livres sterling en 2017 – une augmentation de prix spectaculaire en cinq ans – démontrant la valeur croissante des œuvres d'Ernst sur le marché. Le titre de l'œuvre se traduit par « The King Playing With The Queen » et fait référence à la figure du roi cornu surplombant une reine conique ainsi qu'un groupe d'autres pièces d'échecs. Ernst a créé cette sculpture alors qu'il était en exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale ; elle canalise ce sentiment de pressentiment et de déplacement, Ernst ayant déjà utilisé des sculptures de pièces d'échecs pour symboliser les dynamiques de pouvoir et la stratégie. Toutefois, malgré l'incertitude et le danger omniprésents de l'époque, 1944 fut une année incroyablement productive pour l'artiste, marquée par la création de nombreuses autres œuvres populaires.

A surreal landscape painting featuring humanoid figures entwined with organic, textured forms resembling foliage and coral. The scene includes a vast sky, a body of water, and a long pathway with scattered figures, creating a dreamlike, otherworldly atmosphere.

The Stolen Mirror © Max Ernst 1941

2. £9.0M pour « Le Miroir volé » de Max Ernst

« The Stolen Mirror » (1941), créée à l'apogée de la puissance créatrice d'Ernst, a atteint plus du double de son estimation haute chez Christie's New York en novembre 2011. L'œuvre a par la suite été revendue pour 6,75 millions de livres sterling en 2016, illustrant la volatilité occasionnelle du marché, même pour des pièces majeures. Cette peinture de grand format, mesurant 65 x 81 cm, incarne le style surréaliste mature d'Ernst, alliant une exécution technique précise à une imagerie onirique. Ses sujets sont à la fois reconnaissables et méconnaissables, les motifs et formes issus de la nature étant transformés en une scène surnaturelle ; un effet dû en partie à l'usage précurseur par Ernst de la décalcomanie, consistant à presser de la peinture entre deux surfaces. À l'époque de sa création, entre 1940 et 1941, Ernst se concentrait sur le développement d'une série de compositions mêlant paysages et figures.

A surreal portrait of a figure with elongated, green arms and clasped hands. The figure wears a textured, patterned coat and a red hat partially covering its abstract, faceless head. The background features a mix of muted and dark tones.

Le Couple (L'Accolade) © Max Ernst 1925

3. £5.2M pour Le Couple (« L'Accolade ») de Max Ernst

Vendu chez Christie's New York en mai 2015, « Le Couple » (L'Accolade) (1925) constitue l'une des explorations les plus fascinantes des relations humaines à travers le prisme surréaliste de Max Ernst. Réalisée durant les premières années du surréalisme, cette œuvre illustre l'évolution de l'artiste, du dadaïsme vers un style plus mature, caractérisé par des représentations non conventionnelles de la figure humaine et une application de la peinture proche du collage. L'installation d'Ernst à Paris en 1922 l'a exposé au mouvement surréaliste et a impulsé cette mutation stylistique, comme en témoignent les juxtapositions inattendues de textures et de formes dans « Le Couple ». La solide performance de cette œuvre aux enchères souligne la valeur accordée aux pièces issues de cette période charnière, où les prémices de tous les styles qui allaient définir la carrière d'Ernst se laissent deviner au sein d'une seule et même toile.

A black-haired pale-skinned woman is pushing her way through a tangled vivid green jungle. Among the winding vines and complex textures are almost-recognisable forms, including skulls, animal faces, and trees.

Leonore In The Morning Light © Max Ernst 1940