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Tsuguharu
Foujita

L'artiste franco-japonais Tsuguharu Foujita a su conquérir la critique par son mélange délicat d'esthétiques orientale et occidentale, captivant le Paris des années 1920 grâce à son style figuratif. Si vous êtes à la recherche d'estampes et d'éditions originales de Tsuguharu Foujita à l'achat, ou si vous souhaitez vendre des œuvres, demandez une estimation gracieuse et explorez les pièces les plus recherchées de notre réseau.

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Biographie

Tsuguharu Foujita demeure l'une des figures les plus influentes de la scène avant-gardiste parisienne du début du XXe siècle. Principalement reconnu pour ses peintures aux nuances délicates, mariant les techniques traditionnelles de l'encre japonaise au modernisme européen, Foujita a acquis une renommée internationale grâce à cette synthèse stylistique singulière.

Né à Tokyo en 1886 au sein d'une famille de la haute société issue d'une tradition militaire, Foujita était le cadet d'une fratrie de six enfants. Son père, général dans l'armée impériale japonaise, et sa mère, issue d'une lignée aristocratique, lui ont offert un environnement propice à l'éveil précoce de son intérêt pour les arts. Foujita a suivi une formation académique à l'Université nationale des beaux-arts et de musique de Tokyo, où il s'est immergé dans les traditions artistiques orientales et occidentales, obtenant son diplôme en 1910.

Attiré par la scène artistique parisienne foisonnante, Foujita arrive en 1913 dans la ville qui deviendra son foyer spirituel et artistique. Il s'intègre rapidement aux cercles bohèmes de Montparnasse, se liant d'amitié avec des artistes tels qu' Amedeo Modigliani, Chaïm Soutine et Fernand Léger. Son style distinctif, caractérisé par l'usage de fonds d'un blanc laiteux et de lignes fines et précises, commence à émerger durant cette période, menant à sa première exposition personnelle en 1917, laquelle rencontre un succès critique.

Au-delà de ses peintures, Foujita était également graveur, illustrateur, photographe et cinéaste. Sa polyvalence et sa personnalité excentrique, marquées par un sens du style souvent flamboyant, ont contribué à son statut légendaire. Produite en 1929, son estampe en taille-douce Chat qui se tord illustre son approche délicate de l'estampe, capturant l'élégance et le côté joueur d'un chat avec la même finesse de trait que dans ses peintures. Cette estampe témoigne de sa fascination pour le détail.
Des expositions majeures, notamment le Salon d'Automne de 1921, ont consolidé la réputation de Foujita en tant que figure de proue de l'art moderne. Malgré une carrière couronnée de succès, la vie personnelle de Foujita fut marquée par une recherche perpétuelle d'identité et d'appartenance, le poussant à de nombreux voyages et même à se convertir au catholicisme plus tard dans sa vie, adoptant le prénom de Léonard.

En 1931, Foujita entreprend un tour du monde qui influencera considérablement sa vie et son œuvre. La fin des Années folles ne signifie pas seulement la rupture de son troisième mariage avec Lucie Badoul (« Youki »), mais aussi le début de la Grande Dépression. Pour échapper aux impôts du gouvernement français, Foujita quitte Paris avec sa nouvelle compagne, Madeleine Lequeux. Le couple, souvent surnommé « le vol de Fou Fou », voyage dans divers pays, notamment le Brésil, l'Argentine, la Bolivie, le Pérou, la Colombie, le Panama, Cuba, le Mexique et les États-Unis. Leur périple est ponctué de réceptions dignes de célébrités, incluant conférences de presse, expositions couronnées de succès et large couverture médiatique.

Tout au long de ce voyage, l'œuvre de Foujita évolue, adoptant une atmosphère plus dramatique inspirée par le cinéma, avec des poses exagérées et des moments d'intimité saisis dans ses compositions. Madeleine, avec ses traits marquants, devient un sujet récurrent de son travail durant cette période. L'une des œuvres les plus notables de cette époque est « Nu allongé », qui met en lumière l'utilisation par Foujita de lignes fines et précises pour créer une qualité sereine et onirique.

L'héritage de Foujita est celui d'un pont culturel et d'une innovation artistique. Son œuvre continue d'inspirer un dialogue entre l'Orient et l'Occident, témoignage de la valeur pérenne de son identité transculturelle.

A surreal, chaotic birthday party scene where animals including foxes, dogs, cats, and birds gather around a table with a full feast of fish and fruit. Another animal, carrying a cake with lit candles, is entering the room through a rustic wooden-framed door behind the table. A charcoal drawing of a reclining nude hangs on the wall in the background. Fine china sits on display in a dresser to the right. The animals appear dressed in formal attire, seated as if human guests at a celebration.

La Fête D'Anniversaire © Tsuguharu Foujita 1949

1. £6.1M pour « La Fête d'anniversaire » de Tsuguharu Foujita

Ce chef-d'œuvre surréaliste a établi le record actuel de vente aux enchères pour Foujita lors de son passage chez Bonhams à Londres en octobre 2018, dépassant de près de 400 % son estimation haute de 1 300 000 livres sterling. L'œuvre a été réalisée à New York en 1949, à une période où Foujita vivait sa « renaissance » artistique après la Seconde Guerre mondiale, avant son retour définitif en France. La composition dépeint une fête d'anniversaire où les membres d'une famille sont remplacés par une ménagerie d'animaux, tous réunis autour d'un gâteau orné de bougies. En arrière-plan, Foujita fait habilement référence à sa propre production en suspendant au mur une étude au fusain de l'un de ses célèbres nus. La Fête d'Anniversaire (1949) appartient à une série inspirée des fables de Jean de La Fontaine, qui s'accordait parfaitement avec le mélange d'influences orientales et occidentales de l'artiste ainsi qu'avec son goût pour l'anthropomorphisme. Foujita justifiait lui-même ce choix comme « une réaction à des temps violents ; j'ai évoqué les sujets les plus doux, voire puérils ». Le rendu aérien, presque vaporeux, de l'œuvre a été obtenu par l'application de glacis extrêmement fins sur une toile délicate, évoquant la porcelaine et la laque japonaises. Foujita portait manifestement une grande estime à cette œuvre, pour laquelle il avait conçu un cadre sculpté à la main — pratique qu'il réservait à une sélection d'œuvres — orné d'ustensiles de cuisine. Après avoir figuré à l'exposition de Foujita à la Mathias Komor Gallery en 1949 et à celle de la Galerie Paul Pétrides à Paris en 1950, le tableau est resté dans une collection privée pendant près de 70 ans avant d'atteindre ce prix record en vente publique.

A soft-hued painting of a young girl in a formal blue, cream, and red dress with wide skirt and red floral bonnet, holding a happy-looking cat. She stands in a green-yellow park setting, with white, pink, and red roses in front of her. Seated figures can be seen beneath the tall trees behind her, watching a performance of some kind that is taking place under a red-and-white topped bandstand. Although the girl is turned slightly away, she looks directly at the viewer with a serious expression.

Jeune Fille Dans Le Parc © Tsuguharu Foujita 1957

2. £3.3M pour « Jeune fille dans le parc » de Tsuguharu Foujita

Pendant près de 28 ans, cette peinture de 1957 a détenu le record d'adjudication de Foujita après avoir été vendue 5,5 millions de dollars en mai 1990 chez Christie's New York. Elle a été réalisée durant la dernière période créative de l'artiste, après qu'il a obtenu la nationalité française en 1955, et illustre parfaitement son orientation artistique d'après-guerre. L'œuvre, dont le titre se traduit par « Jeune fille au parc », reflète le retour de Foujita aux thèmes — tels que l'innocence de l'enfance et la beauté naturelle — et aux techniques qui l'avaient rendu célèbre dans le Paris des années 1920, mais désormais filtrés par ses expériences de la guerre et de l'exil. À cette époque, après s'être installé définitivement en France suite à des années de voyages et à la controverse entourant son rôle de peintre de guerre pour le Japon, Foujita reconstruisait sa réputation et renouait avec le monde de l'art européen. La valeur durable de cette œuvre entre 1990 et 2018 témoigne de la capacité de Foujita à créer une imagerie intemporelle qui transcende les frontières culturelles tout en séduisant les collectionneurs orientaux comme occidentaux.

A painting of a reclining nude female figure, arms stretched behind her head, with exceptionally pale, luminous skin and soft orange-gold hair that falls down from the couch or bed she lies on. A brown tabby cat rests near the woman's legs on crumpled bedding, looking towards the viewer. The composition emphasises the elongated form of the figure contrasted with the smaller feline.

Nu Au Chat © Tsuguharu Foujita 1930

3. £3.0M pour « Nu au chat » de Tsuguharu Foujita

Vendu chez Sotheby's Hong Kong en avril 2016 pour un montant largement supérieur à son estimation de 20 à 30 millions de dollars de Hong Kong, ce chef-d'œuvre de 1930 met en scène le sujet le plus prisé de Foujita : le nu au chat. Créée durant ce que beaucoup considèrent comme l'apogée de sa période créative lors de son premier séjour parisien, cette œuvre illustre sa technique emblématique du « nyuhakushoku », ou blanc laiteux, à son plus haut niveau de raffinement. Cette technique consistait à superposer un fond blanc spécifique (dont il n'a jamais révélé la composition exacte) pour capturer des tons de peau luminescents qui se détachent sur des arrière-plans plus feutrés. Cette approche singulière lui valut un immense succès et distingua son travail de celui de ses contemporains de l'École de Paris. Le résultat impressionnant enregistré par cette peinture en 2016 a marqué un retour en force notable des œuvres de Foujita sur le marché, particulièrement au sein du marché de l'art asiatique, et a coïncidé avec des expositions majeures au Japon. Cette vente a contribué à catalyser un regain d'intérêt international pour l'artiste, culminant avec l'adjudication record de La Fête d'Anniversaire (1949) et des rétrospectives d'envergure au musée Maillol à Paris et au Tokyo Metropolitan Art Museum, deux ans plus tard, en 2018.

A painting of a reclining nude woman on a bed with a small white dog beside her. The woman has her arms raised above her head as if styling her hair. Her pale figure, the white bed sheets, and the white dog create stark contrast against the flat black background.

Nu Sur Un Lit, Avec Un Chien © Tsuguharu Foujita 1921