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Le
Feu Vert

Créée en 1974, la série de six lithographies « Le Feu Vert » de Wifredo Lam saisit le mélange caractéristique de surréalisme et de symbolisme afro-cubain de l'artiste. Cette série prolonge l'exploration par Lam des thèmes mystiques et syncrétiques, mettant en scène ses figures hybrides emblématiques et ses paysages éthérés.

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Signification et analyse

La série Le Feu Vert de Wifredo Lam constitue une exploration profonde du patrimoine culturel et spirituel de l'artiste. Né à Cuba de parents d'ascendance chinoise, africaine et espagnole, l'œuvre de Lam est profondément imprégnée de ses origines diverses et de ses liens à la fois avec le Modernisme et la culture afro-cubaine. Cette série de lithographies, créée en 1974, est emblématique de son style, qui marie le Surréalisme à des éléments de la mythologie afro-cubaine.

Le titre Le Feu Vert, qui se traduit par « La Lumière Verte », évoque une image mystique, presque alchimique. La lumière verte peut être interprétée comme un symbole de transformation, de régénération et de fusion de différents éléments culturels. Ceci s'aligne sur la pratique artistique plus large de Lam, qui dépeint la synthèse de diverses traditions spirituelles et culturelles.

Visuellement, la série se caractérise par les figures hybrides typiques de Lam, mi-humaines, mi-animales et mi-végétales. Ces figures apparaissent souvent dans des poses dynamiques, presque dansantes, créant une sensation de mouvement et d'énergie rituelle. Les lithographies utilisent une palette qui associe des tons sourds à des accents vibrants, rehaussant la qualité éthérée des images.

Par exemple, Untitled IV présente une figure centrale qui semble fusionner avec son environnement, son corps étant délimité par des lignes nettes et angulaires tout en étant enveloppé dans une brume vaporeuse et éthérée. L'utilisation de teintes chaudes, comme le fond orangé-rougeâtre, contraste avec les lignes noires et blanches franches, créant une composition visuellement saisissante. Ce jeu de couleurs et de formes plonge le spectateur dans un monde onirique où les frontières entre les domaines physique et spirituel s'estompent.

C'est cette qualité éthérée qui définit l'engagement de Lam avec le Surréalisme dans cette série. Influencé par ses échanges avec des artistes tels que Pablo Picasso et André Breton, Lam intègre des techniques surréalistes pour explorer les thèmes de l'identité, de la transformation et de l'inconscient.

L'œuvre de Lam dans cette série reflète également son intérêt pour les religions syncrétiques des Caraïbes, en particulier la Santería et le Vaudou. Les figures du Le Feu Vert peuvent être considérées comme des représentations de divinités ou d'esprits, leurs membres allongés et leurs formes abstraites faisant écho aux masques et sculptures africains traditionnels. Ce lien avec l'art africain est une manifestation de la célébration par Lam de son héritage africain à travers son travail.

En résumé, Le Feu Vert témoigne de la capacité de Lam à fusionner diverses influences culturelles dans une vision artistique cohérente et profondément personnelle. À travers cette série, Lam invite les spectateurs à pénétrer dans un royaume mystique où différentes traditions et identités convergent, créant une riche tapisserie de sens et de symbolisme.

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