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Gerhard Richter
79 x 60cm, Édition de 500, Lithograph, 2000
£3,150-£4,700
$6,000-$9,000 Indicateur de valeur de marché
$6,000-$9,000 Indicateur de valeur de marché
¥28,000-¥40,000 Indicateur de valeur de marché
€3,700-€5,500 Indicateur de valeur de marché
$35,000-$50,000 Indicateur de valeur de marché
¥660,000-¥980,000 Indicateur de valeur de marché
$4,150-$6,000 Indicateur de valeur de marché
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Non signée par son créateur, l'artiste allemand Gerhard Richter, cette estampe lithographique de 2000 a été publiée à 500 exemplaires. Intégrée à la série « Photographs » de l'artiste, elle a été réalisée d'après une photographie représentant la ville de Cologne, en Allemagne — terre d'adoption de Gerhard Richter — après les bombardements de 1945.
Troisième œuvre faisant référence à l'estampe originale, Bridge 14 Feb 45, Bridge 14 Feb 45 III se révèle d'une abstraction saisissante pour une épreuve photographique. Offrant une vue aérienne du sud de Cologne au lendemain d'un raid allié, l'œuvre nous détache de la topographie de surface de la ville en ruines, la remplaçant par une vision spectrale aux allures lunaires. Les traces abstraites des axes routiers, du pont Köln-Rodenkirchen effondré et des maisons calcinées ne donnent que peu d'indications sur le coût humain du bombardement, tant elles sont éloignées du paysage anthropocentré. Principalement connu pour ses peintures photoréalistes « floues », telles que Elisabeth II (1966) et Kerze (1988), ainsi que pour ses peintures abstraites de grande envergure, comme Abstraktes Foto (1989) et Abstraktes Bild (P1) (1990), Richter témoigne ici de son vif intérêt pour le concept allemand de Vergangenheitsbewältigung, ou « travail de mémoire ».
Le titre simple et descriptif de cette estampe fait référence à la date à laquelle Dresde – lieu de naissance de Richter – et Cologne – sa ville d'adoption – furent toutes deux soumises à d'intenses bombardements alliés durant les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. À ce titre, l'œuvre constitue une représentation visuelle des attaches personnelles de Richter tant à l'Allemagne de l'Est qu'à celle de l'Ouest et à leur histoire commune, soulignant que la mémoire allemande transcende les frontières nationales contemporaines et les divisions intérieures désormais disparues. La résonance conceptuelle de l'image ne réside toutefois pas seulement dans cette double affinité avec Cologne et Dresde, l'Ouest et l'Est, mais aussi dans le fait qu'elle dépeint la zone de Köln-Hahnwald, où se trouvent aujourd'hui la maison et l'atelier de l'artiste.