

£13,000-£20,000
$26,000-$40,000 Indicateur de valeur
$24,000-$35,000 Indicateur de valeur
¥120,000-¥190,000 Indicateur de valeur
€15,000-€23,000 Indicateur de valeur
$130,000-$210,000 Indicateur de valeur
¥2,700,000-¥4,150,000 Indicateur de valeur
$17,000-$27,000 Indicateur de valeur
Il n'y a pas assez de données sur cette œuvre pour un résultat complet. Contactez un spécialiste en faisant une demande.
38 x 38cm, Édition de 100, Screenprint

Cette estampe signée de l'artiste allemand vénéré Gerhard Richter fait partie de la collection Black, Red, Gold. Éditée à 100 exemplaires en 2015, il s'agit d'une œuvre rare liée à une sculpture créée par Richter en 1999, laquelle est aujourd'hui exposée dans le hall d'entrée du Reichstag allemand.
À l'instar de l'estampe Schwarz Rot Gold I (1998), cette œuvre est un exemple rare des incursions de Richter dans la sculpture. Connu principalement pour ses peintures photoréalistes « flouées », telles que Elisabeth II (1966) et Kerze (1988), ainsi que pour ses toiles abstraites de grand format, comme Abstraktes Foto (1989) et Abstraktes Bild (P1) (1990), Richter place la Vergangenheitsbewältigung allemande au cœur de cette image. Bien moins ambigu que ses toiles fantomatiques inspirées de photographies, comme Wolke Cloud (1971), son traitement direct du drapeau tricolore allemand n'en reste pas moins imprégné de la touche déconstructive et énigmatique de l'artiste, fruit de son intérêt soutenu pour les héritages de l'histoire tumultueuse et traumatisante de l'Allemagne. Richter a abordé ce thème de manière plus célèbre avec sa série de 1988, 18. Oktober 1977, qui traite de l'héritage traumatique de la Rote Armee Fraktion (ou Baader Meinhof Gang) — un groupe terroriste actif en Allemagne de l'Ouest durant les années 70, 80 et 90.
La commande de Schwarz, Rot, Gold par Richter n'est pas la première fois qu'il est sollicité pour créer une œuvre d'art publique de grande envergure. En 2007, il a réalisé un vitrail pour la Cologne Cathedral – l'un des plus grands édifices religieux au monde. Pour cette commande, Richter s'est totalement éloigné des thèmes religieux, optant plutôt pour une formation en grille de 11 500 « pixels » — substitut à la « nature non représentative du Divin ». En 2017, Richter a offert au Reichstag allemand un triptyque abstrait intitulé Birkenau. Cette œuvre est un hommage visuel aux victimes du plus grand camp de concentration géré par l'Allemagne nazie : Auschwitz-Birkenau.