
« Freeze », Londres, Royaume-Uni, 1988
C’est durant sa deuxième année à Goldsmiths que Hirst a organisé l’exposition indépendante d’étudiants, Freeze. L’exposition s'est tenue dans un ancien bloc administratif de la London Port Authority dans les Docklands, grâce au parrainage de la London Docklands Development Corporation. Cet événement a joué un rôle déterminant dans l’émergence et la reconnaissance des Young British Artists, qui ont dominé la scène artistique britannique au cours des années 1990. Outre l'organisation de l'exposition, la contribution artistique de Hirst consistait en un ensemble de boîtes en carton peintes à la peinture domestique, illustrant la volonté des Young British Artists d’expérimenter avec des matériaux jetables ainsi que leur attitude à la fois contestataire et entrepreneuriale.
« In and Out of Love », Woodstock Street Gallery, Londres, Royaume-Uni, 1991
Après avoir obtenu son diplôme au Goldsmiths et participé à de nombreuses expositions collectives, la première exposition personnelle de Hirst a été organisée par Tamara Chodzko en 1991, dans une boutique désaffectée du centre de Londres. L'exposition s'étendait sur deux étages de la Woodstock Street Gallery ; l'un des points forts fut l'intégration, au rez-de-chaussée, de papillons vivants par l'artiste. Hirst avait créé un environnement artificiellement humide, tapissant les murs de la galerie de toiles monochromes apprêtées, sur lesquelles étaient fixées des chrysalides. Les papillons éclosaient à même les toiles pour ensuite voler dans l'espace d'exposition jusqu'à leur mort. Le papillon est l'un des motifs récurrents les plus emblématiques de Hirst, et l'exposition « In and Out of Love » a marqué le début de la fascination de l'artiste pour cet insecte, qui selon lui incarnait parfaitement la fragilité de la vie.

« The Death of God », Hilario Galguera Gallery, Mexico, Mexique, 2006
La première exposition de Hirst en Amérique latine a eu lieu en février 2006 au Mexique, à la Hilario Galguera Gallery. « The Death of God, Towards a Better Understanding of Life Without God Aboard The Ship of Fools » présentait les emblématiques vitrines de Hirst renfermant des animaux conservés dans du formaldéhyde. L'exposition incluait également une nouvelle version de son œuvre de 1991, « The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living » (un requin-tigre de 4,2 mètres conservé dans du formaldéhyde), que l'artiste a rebaptisée « The Wrath of God ». Comme l'indique l'intitulé de l'exposition, nombre des œuvres exploraient des thématiques religieuses, parmi lesquelles l'œuvre notable « Our Father Who Art in Heaven », composée d'un mouton dans du formaldéhyde accompagné d'un chapelet et d'un livre de prières. Hirst a également inclus six nouvelles spin paintings dont la tonalité, plus sombre que ses autres peintures colorées, soulignait à quel point les questions de l'amour, de la mort et de la décomposition étaient au cœur de l'exposition.
« For the Love of God », Rijksmuseum, Amsterdam, Pays-Bas, 2008
En novembre 2008, la sculpture de Hirst « For the Love of God », réalisée par l'artiste en 2007, a été présentée au Rijksmuseum d'Amsterdam aux côtés d'une sélection de peintures issues de la collection du musée. Hirst a installé cette sculpture d'un crâne humain incrusté de 8 601 diamants au milieu d'un ensemble de peintures du XVIIe siècle, afin de démontrer combien la mort demeure un thème prédominant dans l'histoire de l'art depuis des siècles. Cette exposition a marqué le début d'une tournée internationale pour l'œuvre, laquelle a ensuite fait étape à Florence, Londres, Doha et Oslo.

« The Complete Spot Paintings 1986–2011 », galeries Gagosian à travers le monde, 2012
L'exposition sans doute la plus ambitieuse de Hirst l'a vu investir l'ensemble des onze galeries Gagosian en 2012. Les expositions présentées à New York, Londres, Paris, Los Angeles, Rome, Athènes, Genève et Hong Kong ont toutes ouvert leurs portes le même jour en janvier afin de mettre en lumière les iconiques « Spot paintings » de Hirst. Au total, les galeries ont exposé plus de trois cents « Spot paintings » ; toutefois, Hirst a réalisé plus d'un millier de ces œuvres, toutes caractérisées par des points multicolores sur fond blanc ou blanc cassé, peintes à la main et structurées selon une disposition en grille.

Rétrospective Damien Hirst, Tate Modern, Londres, Royaume-Uni, 2012
La rétrospective que la Tate Modern a consacrée à Hirst en 2012 a mis en lumière l'ascension spectaculaire de la popularité et du succès commercial de l'artiste depuis sa première exposition personnelle en 1991. L'exposition réunissait des œuvres essentielles qui témoignent de l'évolution du style et des préoccupations artistiques de Hirst sur deux décennies. L'un des points forts de l'exposition était « Pharmacy », une installation monumentale conçue par Hirst en 1992 et aménagée comme une véritable pharmacie. Les murs de la salle d'exposition étaient recouverts d'étagères sur lesquelles étaient méticuleusement disposés des médicaments de toutes formes et de toutes tailles, illustrant la fascination de Hirst pour la médecine moderne, un thème récurrent dans ses œuvres.

Relics, ALRIWAQ DOHA, Doha, Qatar, 2013
La première exposition personnelle de Hirst au Moyen-Orient s'est tenue dans la capitale qatarienne, Doha, au sein de l'espace d'exposition ALRIWAQ DOHA. Cette rétrospective exhaustive présentait les œuvres majeures de l'artiste, notamment deux de ses sculptures de crânes incrustés de diamants. Hirst y a également dévoilé, pour la première fois, sa plus grande sculpture de requin à ce jour, intitulée « Leviathan ». Cette exposition s'inscrivait dans le cadre d'une initiative culturelle visant à célébrer et à mettre en lumière les relations bilatérales étroites entre le Qatar et le Royaume-Uni.

« Treasures from the Wreck of the Unbelievable », Palazzo Grassi et Punta della Dogana, Venise, Italie, 2017
En 2017, Hirst a collaboré avec la Pinault Collection pour organiser une exposition personnelle à Venise en marge de la Biennale. Cette exposition ambitieuse, dont la réalisation a nécessité dix ans, a été présentée dans deux lieux prestigieux : le Palazzo Grassi et la Punta della Dogana. Intitulée « Treasures from the Wreck of the Unbelievable », l'exposition fait référence à un naufrage antique et présentait des centaines de trésors que Hirst aurait découverts dans une épave vieille de 2 000 ans, reposant au fond de l'océan Indien. L'exposition a été qualifiée d'« art pour une ère post-vérité », les visiteurs étant constamment amenés à s'interroger sur la véracité des œuvres.
« Cherry Blossoms », National Art Centre, Tokyo, Japon, 2022
La première exposition personnelle majeure de Hirst au Japon a eu lieu en mars 2022 au National Art Center de Tokyo. L'exposition était consacrée à la présentation de la spectaculaire série de peintures de Hirst, « Cherry Blossoms », sur laquelle l'artiste a travaillé durant la pandémie de COVID-19 et les confinements imposés par le gouvernement. Hirst a sélectionné 24 peintures parmi une série de 107 toiles, représentant toutes des cerisiers en fleurs, exécutées dans un style post-impressionniste. L'exposition a bénéficié d'un timing idéal, le National Art Center étant entouré de cerisiers en fleurs. Ces œuvres avaient été exposées précédemment à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris en juillet 2021.

« Natural History », Gagosian, Londres, Royaume-Uni, 2022
Dans le prolongement de nombreuses rétrospectives, Natural History est la toute première exposition consacrée aux œuvres saisissantes de Damien Hirst mettant en scène des animaux conservés dans des vitrines remplies de formaldéhyde. L'exposition rassemble vingt des œuvres les plus emblématiques de l'artiste, réalisées entre 1991 et 2021. Elle témoigne de la volonté de Hirst de jeter un pont entre l'art et la science, une démarche qu'il explore régulièrement, notamment à travers son installation Pharmacy et ses « Medicine Cabinets ». L'usage du formaldéhyde, que l'artiste expérimente depuis trois décennies, lui permet de présenter des objets troublants avec une esthétique clinique. Inspiré par le minimalisme, Hirst utilise cette sobriété formelle pour interroger les thèmes de la vie et de la mort, du fait et de la croyance.
« The Weight of Things », MUCA, 2023
« The Weight of Things » est une exposition majeure présentant certaines des œuvres les plus emblématiques de Hirst, exposées pour la première fois en Allemagne au Museum of Urban and Contemporary Art (MUCA). Se tenant d'octobre 2023 à novembre 2024, l'exposition réunit plus de 40 œuvres, dont des sculptures, des installations et des peintures, certaines inédites. L'un des points forts de l'exposition est « For the Love of God » (2007), le moulage en platine d'un crâne humain incrusté de 8 601 diamants réalisé par Hirst. Ce crâne reflète la fascination de l'artiste pour les diamants et leur valeur incertaine, tout en portant un regard critique sur l'industrie diamantaire et les systèmes capitalistes qui la soutiennent. L'exposition inclut également des séries clés telles que « Natural History » (sculptures au formaldéhyde), les « Spin Paintings », les « Spot Paintings » et « Treasures from the Wreck of the Unbelievable », explorant les thèmes de la beauté, de la mortalité et de l'interaction entre l'art, la science et la religion.











